jeudi 24 septembre 2026

Le journal des blasés

Météo — Rillieux-la-Pape

À Rillieux-la-Pape, la prévision quotidienne pour ce jeudi est sèche, avec un ciel souvent voilé ou chargé de nuages élevés mais sans précipitations attendues. La minimale est donnée autour de 13 °C et la maximale autour de 27 °C ; le risque de pluie est nul dans la prévision locale consultée, avec 0 mm annoncés. Le vent de nord reste faible à modéré, autour de 12 km/h au plus, avec des rafales proches de 24 km/h : rien de notable. Météo-France, sur le secteur lyonnais, confirme le scénario général avec des passages de nuages élevés le matin, environ 14 °C vers 8 heures, puis un voile nuageux l’après-midi et environ 26 °C vers 14 heures, sous un vent faible de nord.

En pratique : matinée fraîche sans excès, après-midi nettement chaude pour la saison, et pas de raison de s’encombrer d’un parapluie.

Les écarts restent limités autour de Rillieux. Lyon 6e sera légèrement plus chaud, autour de 14 à 28 °C, toujours sans pluie. Villefranche-sur-Saône sera plus fraîche au lever, autour de 11 °C, pour 26 °C l’après-midi, également au sec. Tournus est annoncée vers 12 à 27 °C, sans précipitations. Château-Gontier-Bazouges se distingue surtout par une maximale plus élevée, autour de 29 °C pour 14 °C le matin ; là encore, aucune pluie n’est prévue. Le vent ne constitue un élément marquant dans aucune de ces quatre localités.

France

Logement : le gouvernement veut remettre la construction au centre

de l’agenda

Sébastien Lecornu s’est engagé à inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale le projet de loi « relance logement », déjà adopté par le Sénat. Le texte doit donner davantage de responsabilités aux collectivités locales en matière d’habitat et d’attribution des logements sociaux, simplifier certaines règles d’urbanisme et lancer un troisième programme national de renouvellement urbain.

Le premier ministre promet aussi de maintenir dans le budget 2027 les 500 millions d’euros consacrés cette année au logement social, de créer un « bonus adaptation » pour mieux préparer les logements aux vagues de chaleur et de prolonger le prêt à taux zéro au-delà de 2027. Ce dernier bénéficie actuellement à environ 70 000 ménages par an.

Malgré quelques signes de reprise, la construction reste trop faible. Le gouvernement estime que la France a besoin d’environ 400 000 logements par an et fixe l’objectif de deux millions de logements supplémentaires d’ici à 2030. Les taux de crédit immobilier ont de nouveau dépassé 4 % et le coût de l’énergie renchérit celui des matériaux.

Universités et recherche : près de 500 millions d’euros

supplémentaires annoncés pour 2027

Le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Philippe Baptiste, a annoncé que le projet de budget 2027 prévoit près de 500 millions d’euros supplémentaires par rapport à 2026, répartis à parts à peu près égales entre enseignement supérieur et recherche.

Une partie de cette enveloppe, 143 millions d’euros, doit financer les restaurants universitaires, confrontés à une hausse de fréquentation depuis la généralisation du repas à un euro en mai. Le ministre reconnaît que les 204 recrutements déjà réalisés dans les Crous pourraient ne pas suffire. Le budget prévoit également 5 millions d’euros pour préparer la nouvelle première année unique des études de santé annoncée pour la rentrée 2027.

Au-delà du budget, Philippe Baptiste souhaite que la présidentielle de 2027 ouvre un débat sur le rôle du baccalauréat et les conditions d’accès à l’université. Il évoque notamment une année de propédeutique pour certains profils, plutôt qu’une interdiction d’accès à l’enseignement supérieur. Le sujet est sensible : l’université accueille des étudiants aux parcours très différents, avec des besoins de remise à niveau qui pèsent aussi sur le temps de recherche des enseignants-chercheurs.

Violences sexistes et sexuelles : une proposition de loi de 69

articles arrive en séance

La commission spéciale de l’Assemblée nationale a achevé mercredi l’examen de la proposition de loi dite « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles. Près de 1 000 amendements ont été étudiés en trois jours sur un texte de 69 articles, finalement adopté à l’unanimité en commission. Le débat en séance publique commencera le 1er octobre.

Le texte prévoit notamment une spécialisation accrue de la justice. Les tribunaux correctionnels seraient dotés de magistrats spécialisés pour les violences sexuelles et intrafamiliales, tandis que des cours d’assises spécialisées seraient créées pour les viols. Un amendement a par ailleurs prévu que les cours criminelles départementales ne puissent plus juger les viols, point qui devrait être rediscuté en séance.

Autre sujet de friction : l’idée d’un entretien individuel annuel à l’école, de la maternelle au lycée, destiné à mieux repérer les violences sexuelles. Son caractère obligatoire a été supprimé en commission, notamment en raison des moyens nécessaires, estimés par le ministère de l’éducation à 7 500 à 15 000 équivalents temps plein. Les associations à l’origine du texte contestent fortement ce recul. Les estimations officielles citées dans les débats font état chaque année de 160 000 enfants et 277 000 femmes victimes de violences sexuelles ou sexistes.

Monde

Italie : le retour au nucléaire franchit une étape politique majeure

Le Sénat italien a donné mercredi son approbation définitive au plan du gouvernement de Giorgia Meloni visant à relancer la production nucléaire, près de quarante ans après le référendum de 1987 qui avait conduit à la fermeture des réacteurs italiens.

Rome ne prévoit pas de reconstruire à l’identique les centrales du passé. Le gouvernement mise sur des réacteurs modulaires avancés et présente le nucléaire comme un complément aux renouvelables, à la fois pour décarboner l’industrie et réduire la dépendance énergétique du pays. L’Italie importe aujourd’hui une part importante de son énergie, y compris de l’électricité d’origine nucléaire produite notamment en France.

Le choix reste politiquement disputé. Un sondage Demopolis réalisé en juin donnait 51 % d’opinions favorables au retour du nucléaire, mais une majorité refusait une centrale près de chez elle. Reste désormais à définir technologies, sites, règles de sûreté et financement.

Hongrie : Bruxelles débloque 4,2 milliards d’euros après des

réformes sur l’Etat de droit

La Commission européenne a décidé de débloquer 4,2 milliards d’euros de fonds de cohésion destinés à la Hongrie et de rouvrir l’accès du pays aux programmes Erasmus+ et Horizon Europe.

En 2022, l’Union européenne avait suspendu 6,3 milliards d’euros au titre de son mécanisme de conditionnalité, en invoquant des insuffisances dans la lutte contre la corruption, les conflits d’intérêts et les marchés publics sous le gouvernement de Viktor Orban. Le nouveau premier ministre, Péter Magyar, élu en avril, avait précisément fait du déblocage de ces fonds l’un de ses engagements.

Bruxelles estime qu’une partie des conditions a désormais été remplie, notamment sur les structures de gouvernance qui contrôlaient certaines institutions publiques et universités. Tout n’est toutefois pas réglé : environ 2 milliards d’euros restent bloqués en raison de désaccords concernant le droit d’asile, la protection de l’enfance et la liberté académique. Le dossier illustre concrètement le fonctionnement de la conditionnalité européenne : l’argent peut être suspendu, mais aussi rétabli par étapes si les réformes demandées sont jugées suffisantes.

Biodiversité : le monde reste loin de l’objectif « 30 % en 2030 »

Près de 200 pays se sont engagés fin 2022 à protéger au moins 30 % des terres et des mers d’ici à 2030. Quatre ans plus tard, le rythme n’est pas suffisant.

Selon une étude publiée mercredi, 1,3 million de kilomètres carrés supplémentaires de terres et 6 millions de kilomètres carrés d’espaces marins ont bien été placés sous protection depuis l’accord de Kunming-Montréal. Mais la couverture totale n’atteint encore qu’environ 20 % des terres et eaux intérieures, et 10 % des océans. Même si tous les engagements actuellement annoncés étaient tenus, on arriverait à environ 26 % sur terre et seulement 13 % en mer en 2030.

Le problème n’est pas uniquement quantitatif. Parmi les 10 % d’océans officiellement couverts par une protection, seuls 3,5 % seraient effectivement protégés de manière satisfaisante. Le déficit annuel de financement est estimé entre 75 et 150 milliards de dollars. Ces données seront au cœur de la prochaine conférence de la Convention sur la diversité biologique, prévue en Arménie en octobre.

ONU : la montée du niveau de la mer devient un dossier diplomatique

à part entière

L’Assemblée générale des Nations unies tient ce jeudi à New York une réunion de haut niveau entièrement consacrée à la montée du niveau des mers. L’objectif est de faire de ce sujet non plus seulement une conséquence du changement climatique, mais un dossier international spécifique mêlant adaptation, financement, déplacement des populations, infrastructures et souveraineté.

Les petits Etats insulaires et les zones côtières basses sont au centre des discussions. Une déclaration finale a déjà été préparée dans le cadre d’une procédure de consensus. La réunion doit maintenant chercher des engagements concrets pour financer l’adaptation et organiser la coopération internationale. Le sujet touche également au droit : pour certains Etats insulaires, la submersion progressive du territoire pose à terme des questions inédites sur les frontières maritimes, la continuité de l’Etat et la nationalité de populations déplacées.

La bonne nouvelle

L’Organisation mondiale de la santé a publié mercredi de nouvelles recommandations qui élargissent les options contraceptives considérées comme sûres et efficaces. Le sujet est loin d’être marginal : l’OMS estime à 164 millions le nombre de femmes qui souhaitent éviter ou retarder une grossesse mais n’utilisent aucune contraception.

Parmi les évolutions, l’OMS estime que certaines pilules combinées peuvent être prises sur des périodes prolongées, jusqu’à six mois, voire en continu jusqu’à un an, comme alternative à l’utilisation cyclique. Elle soutient également l’utilisation de certains implants contraceptifs jusqu’à cinq ans, ce qui peut réduire le nombre d’interventions et de consultations nécessaires. La mifépristone est ajoutée aux options possibles de contraception d’urgence, dans les cinq jours suivant un rapport non protégé, aux doses évaluées par les études disponibles.

L’organisation travaille aussi pour la première fois sur un cahier des charges destiné au développement de contraceptifs masculins. Une enquête citée par l’OMS indique que plus de 75 % des couples interrogés seraient prêts à utiliser une nouvelle méthode masculine et que plus de 85 % des femmes interrogées feraient confiance à leur partenaire pour en assumer la responsabilité. Plusieurs candidats sont encore en développement : il ne s’agit donc pas d’une disponibilité immédiate, mais d’un élargissement réel de la recherche et des recommandations fondées sur les données disponibles.

Sources

Météo-France — Lyon, prévisions quotidiennes Météo Direct — Rillieux-la-Pape, prévision du 24 septembre MeteoSun — Villefranche-sur-Saône, 24 septembre Météo Direct — Tournus, prévision du 24 septembre Météo Direct — Château-Gontier-sur-Mayenne, 24 septembre Le Monde — Projet de loi « relance logement » Le Monde — Enseignement supérieur et recherche Le Monde — Proposition de loi contre les violences sexistes et sexuelles Reuters — Italie : relance du nucléaire Euronews — Hongrie : déblocage de fonds européens Reuters — Retard sur les objectifs mondiaux de biodiversité ONU — Réunion de haut niveau sur la montée du niveau des mers, 24 septembre OMS — Nouvelles recommandations sur la contraception