mardi 25 août 2026

Le VRAI quotidien

Météo — Lyon 6e

Mardi 25 août sera encore chaud à Lyon 6e, mais moins extrême que lundi. Le bulletin quotidien de Météo-France, actualisé lundi 24 août à 15 h, prévoit une minimale de 16 °C pour Lyon au petit matin. Sur la commune, le temps devient ensuite franchement ensoleillé : environ 19 °C vers 8 h puis 29 °C vers 14 h. Météo-France annonce un après-midi sec et ensoleillé, sans épisode pluvieux prévu sur Lyon, alors que l’instabilité orageuse concernera d’autres régions françaises. Le vent restera faible et de direction variable. En pratique : matin agréable, puis chaleur sensible l’après-midi ; prévoir de l’eau pour les déplacements, mais ni parapluie ni précaution particulière liée au vent ne paraissent nécessaires d’après le bulletin local disponible à cette heure.

France

Six milliards d’euros saoudiens pour trois parcs à thème près de Paris

La visite officielle de Mohammed ben Salman en France s’est achevée avec une annonce d’investissement inhabituelle par sa taille comme par sa nature : trois futurs parcs à thème représentant environ 6 milliards d’euros et 22 000 emplois annoncés. Le projet principal, financé par le groupe saoudien Qiddiya, doit prendre la forme d’un vaste parc inspiré de l’univers Dragon Ball Z près de Cergy-Pontoise. Aucun calendrier d’ouverture définitif n’a encore été communiqué.

L’intérêt économique dépasse le seul secteur des loisirs. Un investissement de cette ampleur implique des travaux d’infrastructures, de construction, d’hôtellerie, de transport et de services pendant plusieurs années. Il constitue aussi un test de la capacité française à transformer une annonce de capitaux étrangers en chantier effectivement réalisé, puis en activité durable. Les chiffres d’emplois doivent donc être lus comme des objectifs associés au projet, et non comme des postes déjà créés.

Cette opération illustre en parallèle la stratégie saoudienne de diversification hors hydrocarbures. Riyad utilise ses capacités financières pour construire des actifs mondiaux dans le tourisme, le divertissement et les événements. Pour la France, l’enjeu est inverse : capter cette épargne tout en conservant localement une part importante de la chaîne de valeur, des travaux initiaux à l’exploitation future.

Les incendies obligent l’État à assouplir l’exécution de certains

marchés publics

Bercy a publié le 24 août une circulaire destinée aux contrats de la commande publique perturbés par les incendies de forêt de l’été, notamment en Gironde, dans les Landes et dans le Var. Les entreprises concernées ont pu subir des évacuations, des restrictions d’activité, des fermetures d’axes ou des ruptures d’approvisionnement rendant certains délais contractuels impossibles à tenir.

Le texte demande aux acheteurs et autorités concédantes de l’État d’utiliser les mécanismes déjà prévus par le code de la commande publique et de faire preuve de discernement sur les pénalités de retard. C’est un ajustement technique, mais économiquement important pour les PME du bâtiment, des travaux publics, des services et de la logistique engagées sur des marchés publics dans les zones touchées.

L’objectif est d’éviter qu’un sinistre extérieur à l’entreprise se transforme en sanction financière ou en difficulté de trésorerie supplémentaire. Il n’efface pas les obligations contractuelles : il donne plutôt aux acheteurs un cadre pour reporter certains délais, adapter l’exécution ou reconnaître les conséquences des événements. Après les dégâts physiques, la question devient ainsi celle de la continuité économique et de la remise en état des infrastructures.

Monde

La voiture électrique dépasse un quart des immatriculations dans

les pays européens déjà déclarants

Les données préliminaires de l’Observatoire européen des carburants alternatifs montrent une accélération nette du véhicule électrique à batterie en juillet. Dans les douze États membres de l’Union européenne ayant déjà transmis leurs chiffres, 202 597 voitures électriques ont été immatriculées, soit 26,3 % du marché et une progression de 41,8 % sur un an.

L’Allemagne représente le plus gros volume, avec 78 609 immatriculations. La France arrive ensuite avec 44 378 unités et affiche la plus forte progression annuelle parmi les pays présentés, à +127,1 %. En parallèle, l’Union comptait 1 157 551 points de recharge publics, soit 15,2 % de plus qu’un an auparavant.

Il faut garder une réserve méthodologique : les données d’immatriculation de juillet sont encore partielles puisqu’elles ne couvrent que douze des vingt-sept États membres. Elles confirment néanmoins une tendance industrielle plus profonde. Le marché européen entre dans une phase où l’électrique n’est plus un segment marginal mais un débouché de masse, ce qui modifie les besoins en batteries, électronique de puissance, réseaux de recharge et capacités électriques. La question stratégique se déplace donc du rythme d’adoption vers la localisation de la production et la compétitivité des chaînes européennes face aux constructeurs et équipementiers asiatiques.

Trinidad : Shell suspend un projet gazier pourtant déjà approuvé

Shell a mis en pause le développement d’Aphrodite, un projet gazier offshore à Trinité-et-Tobago, après l’échec des discussions commerciales avec la National Gas Company publique. Le projet avait déjà franchi la décision finale d’investissement et devait produire environ 100 millions de pieds cubes de gaz par jour. Le groupe a libéré la plateforme de forage qui avait été réservée.

Pour Trinité-et-Tobago, premier exportateur de gaz naturel liquéfié d’Amérique latine, ce retrait temporaire est significatif. Le pays dispose d’infrastructures de liquéfaction et de pétrochimie importantes, mais souffre depuis plusieurs années d’une baisse de sa production domestique de gaz. Une partie des installations fonctionne donc en dessous de ses capacités, ce qui dégrade leur économie.

Le problème n’est pas la présence de ressources mais le prix auquel producteurs et acheteurs peuvent s’entendre. Un gaz offshore coûteux à développer doit rester rentable pour Shell tout en fournissant une matière première suffisamment bon marché aux industriels locaux et à Atlantic LNG, dont Shell détient 45 %. Le pays compte désormais aussi sur de futurs volumes transfrontaliers en provenance du Venezuela. Cela ajoute une dépendance réglementaire et géopolitique à une difficulté déjà industrielle.

Samsung transforme l’explosion de ses flux de trésorerie en retour

record aux actionnaires

Samsung Electronics prévoit de redistribuer entre 90 000 et 110 000 milliards de wons à ses actionnaires en 2026. Le groupe présente cette opération comme la plus importante jamais réalisée par une entreprise sud-coréenne et environ cinq fois supérieure à son précédent record de 2020. Le plan comprend notamment environ 30 000 milliards de wons de dividendes et un rachat d’actions de près de 15 000 milliards destiné à la rémunération en titres des salariés.

Ce montant reflète la puissance de génération de trésorerie retrouvée du groupe dans un cycle très favorable aux semi-conducteurs, en particulier aux mémoires avancées et aux composants destinés aux infrastructures de calcul. Samsung applique son engagement de restituer 50 % de son flux de trésorerie disponible sur trois ans.

Le signal est double. D’un côté, l’entreprise montre qu’elle peut financer des investissements industriels massifs tout en distribuant un capital considérable. De l’autre, un retour de cette ampleur pose la question de l’allocation optimale de trésorerie dans une industrie où chaque nouvelle génération de fabrication exige des dizaines de milliards. Les concurrents sud-coréens, taïwanais et américains accélèrent simultanément leurs investissements. Le rendement immédiat pour l’actionnaire ne doit donc pas réduire la capacité à tenir la prochaine course technologique.

Le Vatican prépare une centrale agrivoltaïque de 80 à 90 MW

Le Vatican prévoit d’investir environ 100 millions d’euros dans une centrale agrivoltaïque sur le domaine de Santa Maria di Galeria, au nord-ouest de Rome. L’installation doit combiner production agricole et panneaux solaires placés au-dessus des cultures, pour une puissance estimée entre 80 et 90 MW.

À l’échelle d’un État de moins d’un demi-kilomètre carré, la capacité est évidemment disproportionnée ; elle s’explique par l’utilisation d’un vaste domaine extraterritorial italien où se trouvent notamment les équipements de Radio Vatican. L’électricité doit alimenter les besoins du Vatican et pourrait également servir certains établissements liés au Saint-Siège. Les éventuels surplus seraient injectés dans le réseau italien.

Le chantier doit durer de dix-huit à vingt-quatre mois après obtention des autorisations. Le projet est intéressant moins par son volume absolu que par son montage : production d’électricité, maintien d’un usage agricole et coopération réglementaire transfrontalière. L’accord conclu avec l’Italie prévoit que l’opération ne bénéficie pas des mécanismes italiens habituels de soutien au solaire. Le Vatican cherche donc à couvrir directement une part majeure de sa consommation plutôt qu’à bâtir un actif subventionné destiné au marché.

Zoom pays — Oman

Une économie pétrolière devenue exceptionnellement résiliente à la

crise régionale

Oman offre en 2026 un cas particulier dans le Golfe. Le pays reste fortement dépendant des hydrocarbures, mais sa géographie lui donne aujourd’hui un avantage majeur : ses grands ports de Sohar, Duqm et Salalah ouvrent directement sur la mer d’Arabie, hors du goulet du détroit d’Ormuz. Le FMI estime que cette configuration, ajoutée à des politiques budgétaires prudentes, a limité jusqu’ici les effets directs de la guerre régionale.

Après une croissance réelle de 2,4 % en 2025, contre 1,6 % en 2024, le FMI prévoit environ 3,7 % en 2026. L’accélération provient surtout de la hausse de la production pétrolière. L’économie non pétrolière progresserait plus modestement, autour de 2,5 %, car le conflit pèse notamment sur le tourisme et la construction. L’inflation, longtemps très faible, a atteint 2,8 % sur un an en moyenne entre janvier et mai, sous l’effet du renchérissement des transports et de l’alimentation.

Le retournement budgétaire est spectaculaire. Le budget initial avait été construit sur un pétrole à 60 dollars le baril, avec 11,447 milliards de rials de recettes, 11,977 milliards de dépenses et un déficit prévu de 530 millions de rials. Avec les prix du pétrole plus élevés, le FMI anticipe désormais un excédent public de 4,5 % du PIB en 2026. La dette de l’administration centrale était déjà redescendue à 34,7 % du PIB fin 2025.

Duqm devient un laboratoire de diversification industrielle

La stratégie omanaise ne consiste pourtant pas à parier sur une rente pétrolière durable. La zone économique spéciale de Duqm est l’un des principaux outils de diversification. En juin, l’autorité chargée des zones économiques a signé dix accords représentant 2,9 milliards de rials omanais, soit environ 7,5 milliards de dollars.

Le plus gros ensemble concerne les phases aval d’un projet d’hydrogène et d’ammoniac verts porté par ACME : 1,6 milliard de rials, soit environ 4,2 milliards de dollars. Chacune des deux phases prévues doit pouvoir produire 400 000 tonnes d’ammoniac vert et 71 000 tonnes d’hydrogène par an. Le portefeuille comprend aussi une centrale électrique d’environ 350 millions de rials et une usine de matériaux d’anode pour batteries représentant près de 192 millions de rials.

Ce choix est cohérent avec les atouts du pays : espace disponible, ressources solaires et éoliennes, ports en eau profonde et proximité des routes commerciales vers l’Inde, l’Afrique de l’Est et l’Asie. Mais la réussite dépendra du coût réel de l’électricité renouvelable, de la disponibilité de l’eau dessalée, des contrats d’achat à long terme et de la capacité à créer localement une industrie plutôt qu’une succession d’enclaves d’exportation.

Les exportations non pétrolières progressent, mais la dépendance

énergétique demeure

Au premier trimestre 2026, les exportations non pétrolières ont atteint 1,611 milliard de rials. Les réexportations ont progressé de 4,6 %, à 367 millions, signe de l’importance croissante des ports et de la logistique. Les industries chimiques ont affiché une hausse de 17 % de leurs exportations, à 216 millions de rials.

Cette diversification ne supprime pas la vulnérabilité principale : les hydrocarbures continuent de déterminer une grande partie des recettes publiques, du compte courant et de l’investissement. La situation actuelle, avec un pétrole cher et des routes omanaises relativement préservées, améliore donc les comptes tout en rappelant pourquoi Mascate cherche à préparer l’après-pétrole.

Cette position explique aussi son rôle diplomatique. Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr Albusaidi, est attendu ce mardi à Téhéran pour poursuivre les discussions sur le détroit d’Ormuz. Oman n’est pas seulement médiateur par tradition : la stabilité du Golfe conditionne directement son commerce, son énergie et la valeur stratégique de ses ports. Sa politique extérieure reste ainsi étroitement liée à sa transformation économique.

Intelligence artificielle

Alibaba lève 80 milliards de dollars de Hong Kong pour financer

toute sa chaîne IA

Alibaba a fixé à 112,70 dollars de Hong Kong le prix de 710 millions d’actions nouvelles, pour une levée totale de 80 milliards de dollars de Hong Kong, soit un peu plus de 10 milliards de dollars américains. L’entreprise indique que 100 % du produit net sera consacré à ses capacités d’intelligence artificielle « full stack » : infrastructures, puces, logiciels et modèles. L’opération doit être finalisée le 26 août.

Le choix du financement est révélateur. Alibaba avait déjà annoncé un plan d’investissement de 380 milliards de yuans sur trois ans dans les infrastructures IA et cloud ; les dépenses pèsent désormais lourdement sur le bénéfice, qui a chuté de 75 % sur un an au dernier trimestre publié. Le groupe choisit donc de diluer ses actionnaires plutôt que de freiner la cadence d’investissement.

L’enjeu devient mesurable : Alibaba doit transformer une accumulation très rapide de centres de données, de semi-conducteurs et de modèles en revenus suffisamment rentables pour justifier le capital mobilisé. La forte demande pour le placement montre que les investisseurs acceptent encore ce pari, mais la phase où la seule croissance des capacités suffisait à convaincre touche progressivement à sa fin.

Sources

Météo-France — prévisions pour Lyon Élysée — visite officielle de Mohammed ben Salman Reuters — projet de parcs à thème franco-saoudien Bercy — commande publique et incendies de l’été 2026 European Alternative Fuels Observatory — données de juillet 2026 Reuters — Shell et le projet Aphrodite à Trinité-et-Tobago Samsung Electronics — plan de retour aux actionnaires 2026 Reuters — centrale renouvelable du Vatican FMI — visite de mission à Oman Oman — accords industriels de Duqm Ministère omanais du Commerce — exportations non pétrolières Alibaba Group — placement de 80 milliards de dollars de Hong Kong Reuters — placement d’Alibaba et financement de l’IA