mercredi 26 août 2026

Le VRAI quotidien

Météo — Lyon 6e

Mercredi 26 août sera chaud et sec à Lyon 6e, sous un voile de nuages élevés. Le bulletin quotidien de Météo-France, actualisé mardi 25 août, prévoit une minimale de 17 °C sur Lyon ; la maximale attendue se situe autour de 29 °C, valeur prévue vers 14 h, après environ 19 °C vers 8 h. Aucun épisode pluvieux n’est annoncé sur la commune pour la journée ; la dégradation orageuse attendue en France concerne surtout le Nord-Ouest et, plus localement, les reliefs. Le vent de sud à sud-sud-est restera faible le matin puis faible à modéré l’après-midi. En pratique : pas de parapluie nécessaire pour les déplacements ordinaires dans Lyon, mais la chaleur redeviendra sensible dans l’après-midi ; eau et tenue légère seront utiles.

France

Les ménages restent prudents : confiance à 86, épargne au plus haut

L’indicateur de confiance des ménages publié mardi par l’Insee est resté à 86 en août, très en dessous de sa moyenne de longue période fixée à 100. La stabilité du chiffre masque pourtant une évolution nette des comportements : le climat de l’épargne progresse à 125, contre 124 en juillet, et l’opportunité d’épargner atteint un nouveau maximum historique. Autrement dit, les ménages ne signalent pas une détérioration supplémentaire de leur situation, mais ils privilégient toujours la constitution d’une réserve plutôt que la dépense.

Ce choix est cohérent avec deux autres signaux de l’enquête. Les craintes liées au chômage remontent et le solde correspondant augmente de trois points. Surtout, les anticipations d’accélération future des prix rebondissent très fortement après leur repli de juillet. Ce ne sont pas des prévisions d’inflation au sens statistique : ce sont des perceptions déclarées par les ménages. Elles comptent néanmoins pour la consommation, car une incertitude accrue sur l’emploi ou le pouvoir d’achat tend à soutenir l’épargne de précaution.

Pour l’économie française, le contraste est important. Une épargne abondante constitue une capacité de financement, mais elle ne soutient pas automatiquement l’activité à court terme. Tant que la confiance reste nettement sous sa moyenne et que l’intention d’épargner demeure aussi élevée, la consommation risque de fournir un appui limité à la croissance. La question n’est donc pas seulement le revenu disponible des ménages, mais leur volonté de le dépenser.

Le gaz importé bondit de 20 % en juillet, les coûts industriels

restent élevés

Le deuxième signal français du jour concerne les prix d’approvisionnement. Selon l’Insee, le prix du gaz importé en euros a bondi de 20,1 % en juillet après une baisse de 4,9 % en juin. Le pétrole, lui, a été presque stable sur le mois, à +0,3 %, après une chute de 17,3 % en juin. Les matières premières importées hors énergie ont augmenté de 1,0 % sur un mois et de 9,6 % sur un an.

La situation est plus contrastée pour l’industrie. Les matières premières industrielles ont reculé de 3,1 % en juillet, mais elles restent 20,7 % plus chères qu’un an auparavant. Les matières premières alimentaires ont, elles, rebondi de 4,9 % sur le mois. Ces indices ne se répercutent ni intégralement ni immédiatement dans les prix à la consommation : les contrats de fourniture, les couvertures financières, les stocks, le taux de change et les marges absorbent une partie des variations. Ils décrivent en revanche le coût du point de départ de nombreuses chaînes de production.

Le bond du gaz est particulièrement sensible pour la chimie, le verre, la métallurgie, le papier et les autres secteurs fortement consommateurs d’énergie. Même avec une baisse mensuelle de certains métaux et intrants, le niveau annuel élevé maintient une pression sur les marges et sur les décisions d’investissement. La détente du pétrole observée en juin a donc apporté un répit, mais pas une normalisation générale des coûts importés.

Monde

Canada–États-Unis : la riposte tarifaire devient industrielle

Le Canada a détaillé mardi sa réponse aux nouveaux droits de douane américains : environ 20 milliards de dollars d’importations annuelles en provenance des États-Unis seront frappés à partir du 8 septembre. Les taux seront de 15 %, 25 % ou 50 % selon les produits et couvriront environ 700 catégories. Les droits les plus élevés viseront notamment l’acier, l’aluminium, le mobilier et l’habillement ; d’autres lignes concerneront les machines, les équipements électriques, les outils, certains produits alimentaires et les appareils ménagers.

Ottawa affirme calibrer sa réponse « dollar pour dollar » sur les dernières mesures américaines. Le volume visé représente environ 4,5 % des importations canadiennes en provenance des États-Unis sur la base des échanges de 2024. L’enjeu n’est donc pas de couper les flux commerciaux entre deux économies très intégrées, mais de concentrer la pression sur des chaînes industrielles précises.

Le gouvernement canadien accompagne les tarifs d’un plan de soutien de 7,5 milliards de dollars canadiens aux entreprises et aux salariés exposés. La Banque de développement du Canada doit notamment proposer à certaines PME des prêts sans intérêt compris entre 2,5 et 5 millions de dollars canadiens, avec absence de remboursement pendant 36 mois.

La principale inconnue est désormais industrielle. Les secteurs nord-américains de l’automobile, du métal, de la construction et des biens intermédiaires reposent sur des chaînes qui traversent plusieurs fois la frontière. Des droits élevés peuvent donc protéger ponctuellement un producteur tout en renchérissant les intrants d’un autre. Plus la confrontation dure, plus les entreprises auront intérêt à déplacer des fournisseurs et des capacités de production, ce qui rendrait le coût durable même après une éventuelle détente politique.

Allemagne : le redémarrage se confirme, mais dépend encore beaucoup

des exportations

L’économie allemande a finalement progressé de 0,3 % au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent, contre une première estimation de 0,2 %. Elle avait déjà crû de 0,4 % au premier trimestre et enchaîne désormais trois trimestres de hausse modeste après deux trimestres de stagnation en 2025. En parallèle, l’indice Ifo du climat des affaires est passé de 86,7 en juillet à 88,8 en août, son meilleur niveau depuis un an.

La composition de la croissance reste toutefois déséquilibrée. Les exportations ont augmenté de 2,0 % sur le trimestre, tandis que la consommation des ménages n’a progressé que de 0,1 % et que l’investissement a reculé de 0,2 %. La reprise tient donc davantage au retour de la demande extérieure qu’à une accélération franche du marché intérieur.

Berlin dispose d’un levier important avec son fonds d’infrastructures de 500 milliards d’euros, qui doit soutenir les travaux publics, les réseaux et l’investissement sur plusieurs années. Mais les contraintes structurelles n’ont pas disparu : énergie chère, industrie lourde en mutation, faibles niveaux d’eau sur le Rhin perturbant ponctuellement la logistique, et investissement privé encore hésitant.

Le chiffre du PIB est donc encourageant sans signaler un boom. Pour les partenaires européens de l’Allemagne, notamment les fournisseurs industriels français, l’élément le plus favorable est la réouverture des carnets de commandes et la remontée des exportations. Le point à surveiller est désormais la capacité de la demande intérieure et de l’investissement à prendre le relais.

Ormuz : des discussions sur un corridor temporaire font reculer le

risque pétrolier

L’Iran et Oman ont repris des discussions sur la gestion du détroit d’Ormuz et ont évoqué mardi la création d’un « corridor de navigation temporaire » commun ainsi que le déminage de la voie. Il ne s’agit pas encore d’une réouverture effective. Le passage reste dangereux et la plupart des flux ont été fortement perturbés depuis le début de la guerre en février. Reuters rappelle qu’avant le conflit le détroit voyait transiter environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

La portée économique de ces discussions est immédiate parce qu’Ormuz concentre un risque de transport qui s’ajoute au risque de production. Même lorsqu’un champ pétrolier ou une usine de GNL fonctionne, un détroit fermé ou miné transforme la ressource en capacité difficilement exportable. À l’inverse, une voie sécurisée, même temporaire, peut restaurer une partie des flux sans attendre un accord politique global.

Les marchés ont réagi à cette perspective en faisant reculer les cours du pétrole. Cela ne signifie pas que la crise énergétique est terminée : un pétrolier a encore été touché mardi à l’entrée du détroit, et les négociations entre Washington et Téhéran restent bloquées. Mais le simple fait qu’un mécanisme technique de circulation et de déminage soit discuté réduit une partie de la prime de risque.

Pour l’Europe et l’Asie, la question est centrale : la normalisation même partielle d’Ormuz ferait baisser les coûts de fret, d’assurance et d’approvisionnement, avec des effets allant des carburants aux engrais et à l’industrie chimique.

Japon : vers un règlement instantané des actions et obligations via

blockchain

Le Japon prépare une infrastructure de paiement fondée sur la blockchain afin de permettre, à terme, le règlement instantané des transactions en actions et en obligations d’État japonaises. D’après le Nikkei, repris par Reuters, l’Agence des services financiers, le ministère des Finances, la Banque du Japon et des établissements financiers doivent constituer un groupe de travail et pourraient arrêter un plan de développement au début de 2027 au plus tôt.

Aujourd’hui, le règlement espèces des actions japonaises intervient deux jours après la transaction, et celui des obligations d’État le lendemain. Réduire ce délai à quelques instants diminuerait l’argent et les titres immobilisés entre la négociation et le règlement, ainsi que le risque qu’une contrepartie fasse défaut pendant cette fenêtre. Les investisseurs pourraient également réutiliser presque immédiatement le produit d’une vente.

Le projet reste lointain : un déploiement opérationnel n’est envisagé que dans quelques années et pourrait glisser jusqu’au début des années 2030. Le système pourrait aussi être étendu aux paiements internationaux. L’intérêt de l’expérience japonaise tient moins au mot « blockchain » qu’à son champ d’application : il s’agit d’une infrastructure de marché systémique, associant banque centrale, État, régulateur et institutions financières. Si elle aboutit, elle montrerait que les registres distribués peuvent sortir des expérimentations de crypto-actifs pour devenir une technologie de règlement des marchés traditionnels.

Zoom pays — Namibie

Une économie minière qui cherche un deuxième moteur

La Namibie aborde 2026 avec une croissance faible mais un potentiel de transformation inhabituel. Le FMI estime que le PIB réel n’a progressé que de 1,7 % en 2025 et prévoit 2,1 % en 2026. Le principal frein vient du diamant, confronté à une demande mondiale déprimée. S’y ajoutent une production d’or en retrait et des carburants chers. L’uranium et les services résistent mieux.

Le pays reste très dépendant de quelques ressources : or, uranium, poisson et diamants dominent les exportations. Le FMI souligne que la croissance actuelle crée trop peu d’emplois et prévoit une inflation moyenne de 3,9 % en 2026. La dette publique brute est évaluée autour de 66 % du PIB, tandis que les recettes de l’Union douanière d’Afrique australe sont importantes mais volatiles. Windhoek dispose donc de peu de marge pour dépenser à l’avance des revenus futurs encore hypothétiques.

Le pétrole offshore peut changer l’échelle du pays

Le bassin de l’Orange, au large de la côte atlantique, est devenu l’une des zones d’exploration pétrolière les plus suivies après plusieurs découvertes. Le 18 août, Equinor a annoncé l’acquisition de 17,4 % de la licence PEL 90, opérée par Chevron. C’est la première entrée du groupe norvégien dans un nouveau pays pour l’exploration-production depuis 2017. Un puits doit être foré d’ici la fin de l’année.

La licence associe aussi QatarEnergy, Trago Energy et l’entreprise publique NAMCOR. Cette présence internationale confirme le potentiel géologique, mais exploration ne signifie pas production. La Namibie espère un premier pétrole vers 2030. Le FMI insiste sur un cadre transparent pour gérer d’éventuels revenus du pétrole, du gaz et de l’hydrogène vert : le risque serait d’accroître dette et dépenses avant que les projets produisent effectivement des recettes.

Walvis Bay : transformer la géographie en infrastructure

L’autre actif majeur est logistique. Le port de Walvis Bay donne à la Namibie un accès direct à l’Atlantique et dessert aussi une partie de l’Afrique australe enclavée. Namport indique que son nouveau terminal peut traiter 750 000 EVP par an, avec 600 mètres de quai et 16 mètres de profondeur. Des corridors routiers relient le port au Botswana, à l’Afrique du Sud, à la Zambie et jusqu’à la République démocratique du Congo.

Cette activité peut être moins volatile que les matières premières : chaque tonne de cuivre, de produits agricoles ou de biens manufacturés en transit génère manutention, transport, entreposage et services. Mais l’incident de carburant aéronautique de la semaine dernière illustre la vulnérabilité inverse. Une cargaison arrivée à Walvis Bay a échoué aux contrôles de qualité et a été mise en quarantaine ; la pénurie à l’aéroport de Windhoek a obligé certains vols de Discover Airlines vers l’Europe à passer par l’Angola pour se ravitailler.

Une transition encore à prouver

La Namibie dispose également d’un potentiel important dans l’hydrogène vert grâce au solaire, à l’éolien, à l’espace et à ses ports. Le FMI classe une accélération des décisions finales d’investissement dans le pétrole, le gaz et l’hydrogène parmi les principaux scénarios favorables.

Le défi est de transformer ces projets très capitalistiques en compétences, fournisseurs locaux, réseaux électriques et emplois. La Namibie peut devenir à la fois producteur d’énergie, exportateur minier et porte atlantique de l’Afrique australe. Mais sa dépendance aux matières premières, aux carburants importés et aux capitaux étrangers reste forte. Les prochaines décisions d’investissement diront si cette décennie ouvre réellement un modèle plus diversifié ou seulement un nouveau cycle extractif.

Intelligence artificielle

Google adapte Gemini au travail juridique plutôt qu’au seul modèle

généraliste

Google Cloud a lancé le 25 août, en préversion, « Gemini Enterprise for Legal », une déclinaison de sa plateforme destinée aux cabinets d’avocats et directions juridiques. L’intérêt du produit n’est pas un nouveau modèle de langage : Google cherche à intégrer ses modèles dans des processus de travail spécialisés, avec des règles d’accès, des sources et des outils propres au droit.

La plateforme propose notamment des fonctions de revue et de comparaison de contrats, de création de playbooks, de veille réglementaire, de recherche juridique et de traitement des demandes d’accès aux données personnelles. Des connecteurs MCP doivent permettre d’utiliser des systèmes comme iManage, NetDocuments, Microsoft 365, Google Workspace, Docusign, Everlaw ou des bases juridiques tout en conservant les permissions existantes. Google affirme que les données clients, playbooks, agents personnalisés et résultats restent privés et ne servent pas à entraîner ou affiner ses modèles fondamentaux.

Le produit a été développé avec plusieurs grands cabinets, dont Cleary Gottlieb, Freshfields, Weil et Williams & Connolly. Le mouvement est significatif pour l’économie de l’IA : la concurrence se déplace progressivement de la seule performance des modèles vers leur intégration à des métiers fortement réglementés, où la gouvernance, la traçabilité et l’accès aux données internes deviennent autant de critères que la qualité brute des réponses.

Sources

Météo-France — Lyon Insee — Confiance des ménages, août 2026 Insee — Prix des énergies et matières premières importées, juillet 2026 Reuters — Canada : tarifs de rétorsion Reuters — Allemagne : PIB et climat des affaires Reuters — Iran et Oman : corridor temporaire dans le détroit d’Ormuz Reuters — Japon : projet de règlement instantané par blockchain FMI — Consultation 2026 avec la Namibie Namport — capacités de manutention de Walvis Bay Reuters — Equinor entre dans l’exploration pétrolière en Namibie Reuters — pénurie temporaire de carburant aéronautique en Namibie Google Cloud — Gemini Enterprise for Legal