samedi 5 septembre 2026

Le VRAI quotidien

Samedi 5 septembre 2026.

Météo — Lyon 6e

La journée sera sèche, très ensoleillée et encore chaude à Lyon 6e. Le bulletin local de Météo-France, actualisé vendredi 4 septembre à 15 h, prévoit un ciel bien dégagé, 21 °C vers 8 h puis 31 °C vers 14 h, avec un vent de nord assez faible. Le bulletin national situe la minimale lyonnaise autour de 19 °C ; la maximale devrait se placer autour de 32 °C. Aucun créneau de pluie, d’averse ou d’orage n’est attendu sur la ville. Le Rhône reste en vigilance jaune pour la chaleur jusqu’à la fin de la journée. En pratique : les déplacements et activités extérieures seront nettement plus confortables le matin ; l’après-midi, privilégier l’ombre, l’hydratation et éviter les efforts prolongés aux heures les plus chaudes.

France

Plus d’un milliard d’euros pour remettre l’agriculture après l’été extrême

Le gouvernement a annoncé plus d’un milliard d’euros d’aides pour les exploitations touchées par les vagues de chaleur et la sécheresse de l’été. Le dispositif comprend environ 520 millions d’euros de paiements rapides destinés à couvrir des pertes immédiates et 235 millions pour un fonds de redémarrage finançant notamment semences, aliments pour animaux et intrants. Des allégements de taxe foncière, de cotisations sociales et des soutiens sur le carburant complètent l’ensemble.

Le ministère de l’Agriculture estime que 30 000 à 35 000 exploitations connaissent des difficultés financières. Les organisations agricoles évaluent à au moins 10 milliards d’euros les pertes de production, réparties principalement entre élevage et grandes cultures. L’enjeu économique dépasse donc l’indemnisation : il s’agit d’éviter une contraction durable de la capacité productive en 2027. Le coût budgétaire est élevé dans un contexte de finances publiques contraintes, mais une vague de cessations d’activité aurait aussi des effets sur l’emploi rural, l’industrie agroalimentaire et la balance commerciale.

TAP : Air France-KLM reste en lice face à Lufthansa

Le Portugal a demandé à Air France-KLM et Lufthansa d’améliorer leurs offres pour acquérir 44,9 % de TAP. Les deux groupes ont remis des propositions jugées suffisamment proches pour que Lisbonne ouvre une phase finale de négociation de quelques semaines plutôt que de choisir immédiatement un partenaire. Cinq pour cent du capital sont réservés aux salariés ; l’État conservera, dans un premier temps, 50,1 %.

Pour Air France-KLM, l’intérêt tient moins à la taille de TAP qu’à son réseau : Lisbonne est une plateforme très forte vers le Brésil, l’Afrique lusophone et les États-Unis, avec des créneaux aéroportuaires rares. Une prise de participation renforcerait aussi la concurrence entre les trois grands ensembles européens — Air France-KLM, Lufthansa et IAG — pour consolider les compagnies de taille intermédiaire. Le gouvernement portugais ne vend donc pas seulement des actions : il arbitre l’intégration future de son transporteur national dans l’architecture du transport aérien européen.

L’électrique d’occasion devient un outil de politique de mobilité

Depuis le 1er septembre, un nouveau dispositif ouvre une aide d’environ 2 000 euros à l’achat ou à la location longue durée d’une voiture électrique d’occasion pour les aides à domicile et les services qui les emploient. Les véhicules doivent avoir été immatriculés pour la première fois en France entre 2017 et 2023 et coûter au plus 25 000 euros TTC. L’objectif affiché est de constituer à terme une flotte de 30 000 véhicules électriques pour ces professionnels, avec des offres de location sans apport visées entre 50 et 100 euros par mois.

La nouveauté est importante : l’action publique sort du seul marché du véhicule neuf et cherche à organiser un second marché électrique, avec contrôle de l’autonomie et de l’état des batteries. Pour les métiers d’aide à domicile, qui accumulent les kilomètres surtout en zones périurbaines et rurales, le coût d’usage est une composante directe du coût du service. Le dispositif servira donc aussi de test grandeur nature sur la capacité du marché de l’occasion à élargir l’électrification au-delà des ménages achetant du neuf.

Monde

Bruxelles veut garder davantage de ferrailles d’aluminium en Europe

La Commission européenne prépare une interdiction beaucoup plus large des exportations de déchets, notamment de ferrailles d’aluminium, vers les pays non membres de l’OCDE. Le commissaire à l’Industrie Stéphane Séjourné a abandonné une première approche plus ciblée, jugée incapable de retenir suffisamment de matière, et veut désormais recourir à un acte délégué dans le cadre du règlement européen sur les transferts de déchets. Une consultation publique doit précéder la finalisation du texte d’ici la fin de l’année.

Le sujet touche directement à la politique industrielle. La Chine et l’Inde comptent parmi les grands acheteurs hors OCDE, alors que les transformateurs européens cherchent à sécuriser une matière secondaire moins énergivore : recycler l’aluminium nécessite environ 95 % d’énergie en moins que produire du métal primaire à partir de bauxite. La mesure, si elle est adoptée, transformera donc un flux de déchets en ressource stratégique protégée. Elle pourrait soutenir les recycleurs et les fonderies européennes, mais réduira aussi les débouchés de certains collecteurs et risque de provoquer des contestations commerciales.

En Allemagne, la hausse des commandes industrielles cache une base fragile

Les commandes manufacturières allemandes ont augmenté de 2,5 % en juillet par rapport à juin et de 13,1 % sur un an, selon Destatis. Le chiffre paraît vigoureux, mais il dépend presque entièrement de très grosses commandes de navires, trains, avions et véhicules militaires : le secteur des autres matériels de transport bondit de 126,4 % sur un mois. Une fois les grandes commandes exclues, le total recule de 1,4 %.

La lecture détaillée est encore moins uniforme. L’automobile baisse de 12,5 %, les commandes étrangères de 2,1 % et celles provenant de pays hors zone euro de 10,1 %, tandis que les commandes domestiques progressent de 9,1 %. Sur trois mois, la hausse globale atteint 2,9 %, mais devient une baisse de 2,2 % hors grandes commandes. Enfin, le chiffre d’affaires industriel réel a reculé de 1,5 % en juillet. L’industrie allemande dispose donc d’un carnet alimenté par quelques programmes lourds, sans que cela constitue encore une reprise généralisée de la demande.

Les États-Unis créent 162 000 emplois, sans baisse du chômage

L’économie américaine a créé 162 000 emplois non agricoles en août, tandis que le taux de chômage est resté stable à 4,1 %, selon le Bureau of Labor Statistics. Les créations se concentrent notamment dans la restauration et l’éducation des collectivités locales, alors que le secteur de l’information perd des emplois. Le salaire horaire moyen a progressé de dix cents, à 37,75 dollars.

Après seulement 21 000 créations en juillet selon la série révisée affichée par le BLS, le rebond d’août indique que le marché du travail n’est pas en rupture. Il ne revient toutefois pas à la dynamique très forte des années post-pandémiques. Cette zone intermédiaire est précisément celle qui complique le travail de la Réserve fédérale : une activité suffisamment solide pour entretenir les tensions sur les prix, mais une création d’emplois qui n’autorise pas un resserrement monétaire sans risque. Les marchés suivront maintenant surtout l’inflation d’août, publiée la semaine prochaine.

Le dossier nucléaire iranien revient vers le Conseil de sécurité

Les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne préparent une résolution au conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique demandant de signaler de nouveau le dossier iranien au Conseil de sécurité de l’ONU. Selon des diplomates cités par Reuters, ce serait la première démarche de cette nature depuis environ vingt ans. Le problème immédiat est celui de la vérification : après les frappes de 2025 contre des installations nucléaires, l’Iran n’a pas rétabli l’accès complet des inspecteurs aux sites endommagés ni fourni toutes les informations nécessaires sur ses stocks.

Avant les frappes, l’AIEA estimait à 440,9 kg le stock d’uranium enrichi à 60 %. Le chiffre n’indique pas qu’une arme a été fabriquée, mais il rend la connaissance de la localisation et de l’état de la matière particulièrement importante. Une résolution du conseil des gouverneurs peut renforcer la pression diplomatique, sans garantir une décision coercitive du Conseil de sécurité où la Russie et la Chine disposent d’un droit de veto. L’enjeu concret est donc de restaurer un régime d’inspection crédible avant que l’incertitude ne devienne elle-même un facteur d’escalade.

Maserati pourrait s’appuyer sur Huawei et JAC pour accélérer son redressement

Stellantis discute d’un partenariat industriel de long terme entre Maserati, Huawei et le constructeur chinois JAC, selon Reuters. Les échanges sont avancés mais aucun accord définitif n’a été annoncé. Le schéma étudié pourrait utiliser les technologies de la plateforme Harmony Intelligent Mobility de Huawei, avec une voiture commercialisée sous une marque de JAC en Chine et sous Maserati sur d’autres marchés.

Le contexte explique l’ouverture à un partenaire technologique chinois. Maserati a livré moins de 8 000 véhicules l’an dernier et enregistré une perte opérationnelle de 198 millions d’euros. Stellantis cherche à redonner du volume aux sites italiens de Modène et Cassino tout en accélérant sur l’électronique, les logiciels embarqués et l’électrification, domaines dans lesquels les groupes chinois ont raccourci les cycles de développement. Un premier véhicule commun pourrait arriver dès la fin de 2027. Pour l’industrie européenne, le dossier illustre un renversement : la Chine n’est plus seulement une base de production ou un marché, mais devient aussi un fournisseur de plateformes technologiques.

Zoom pays — Algérie

Une grande économie maghrébine encore structurée par les hydrocarbures

Avec environ 47,9 millions d’habitants, l’Algérie dispose d’un vaste marché intérieur et d’importantes ressources énergétiques, mais son modèle reste très dépendant du pétrole et du gaz. La Banque mondiale estime que les hydrocarbures ont représenté, en moyenne entre 2020 et 2024, environ 13 % du PIB, 83 % des exportations et 46 % des recettes budgétaires. Le FMI estime la croissance à 3,9 % en 2025 et la projette à 3,8 % en 2026, soutenue par l’investissement et, cette année, par des prix énergétiques plus favorables.

La fragilité est budgétaire. Le déficit public a encore atteint 10,5 % du PIB en 2025 malgré des dividendes exceptionnels d’entreprises publiques et de la Banque d’Algérie ; la dette publique est montée à 52,1 % du PIB. Le compte courant s’est également détérioré avec la hausse des importations et le recul des exportations d’hydrocarbures. Le pays garde donc une marge grâce à ses ressources, mais une baisse durable des prix du pétrole ou du gaz se transmet rapidement aux finances publiques, aux réserves de change et à l’investissement.

L’Europe reste le principal débouché et le principal fournisseur

L’Union européenne représente 49,6 % du commerce extérieur algérien en 2025. Les échanges de biens ont atteint 43,4 milliards d’euros : l’UE a importé pour 26,5 milliards d’euros depuis l’Algérie et exporté 16,9 milliards. Les produits minéraux — essentiellement les hydrocarbures — représentent 24,7 milliards d’euros, soit plus de 93 % des importations européennes depuis le pays. Dans l’autre sens, les machines, les produits chimiques et l’agroalimentaire dominent.

Cette structure crée une dépendance réciproque mais asymétrique. L’Europe recherche des approvisionnements énergétiques méditerranéens proches ; l’Algérie dépend d’un client qui absorbe une grande part de ses ventes et lui fournit une part importante de ses équipements. La diversification du commerce extérieur est donc aussi un enjeu géostratégique : vendre davantage de produits transformés réduirait la sensibilité aux cycles énergétiques et augmenterait la valeur ajoutée conservée dans le pays.

Gara Djebilet donne une infrastructure à la diversification minière

Le projet de Gara Djebilet, dans le Sud-Ouest, est devenu opérationnellement plus crédible avec l’ouverture en février d’une ligne ferroviaire de 950 kilomètres reliant le gisement de fer à Béchar. Construite avec la participation d’entreprises chinoises et algériennes, elle doit permettre d’acheminer le minerai vers les installations sidérurgiques du nord. Les premiers convois ont matérialisé un projet évoqué depuis des décennies.

L’intérêt du corridor est double. Il ouvre un axe logistique dans une région désertique éloignée des ports et fournit une matière première à une industrie sidérurgique locale déjà capable d’exporter. Mais la réussite dépendra moins de la taille géologique du gisement que du coût d’extraction, du traitement du minerai, de la fiabilité ferroviaire et de la capacité à transformer localement plutôt qu’à exporter une ressource brute. La ligne est donc un actif structurant, pas encore la garantie d’une nouvelle rente.

Le solaire progresse, mais la vraie diversification reste productive

Le ministère algérien de l’Énergie indique une capacité électrique installée d’environ 26,1 GW et un taux de couverture proche de 99 %. Le programme de transition énergétique vise 15 GW de solaire photovoltaïque ; une tranche de 3,2 GW, répartie entre des centrales de 80 à 220 MW dans douze wilayas du Sud et des Hauts Plateaux, est annoncée en phase de réalisation. Le potentiel solaire est considérable, mais l’économie du projet dépend aussi du renforcement des réseaux, du financement et de la capacité industrielle locale à fournir une part croissante des équipements.

La diversification commence néanmoins à produire des résultats hors énergie. La Banque mondiale relève que les exportations hors hydrocarbures ont triplé depuis 2017 pour atteindre 5,1 milliards de dollars en 2023, tirées notamment par les engrais, l’acier et le ciment. Elles ne représentaient encore qu’environ 2 % du PIB. Le défi central reste donc le passage d’une diversification de quelques produits à une base productive plus large. Il est aussi social : le chômage atteignait 12,7 % en 2024, mais 29,3 % chez les 15-24 ans. La création d’emplois privés et productifs est ainsi le test décisif de la stratégie.

Intelligence artificielle

Washington et Pékin envisagent un canal bilatéral sur la sécurité de l’IA

Les États-Unis et la Chine préparent, selon Reuters, des discussions bilatérales consacrées aux risques de sécurité liés à l’intelligence artificielle, potentiellement à la mi-septembre. La date n’est pas arrêtée : la Maison-Blanche a indiqué qu’aucune réunion spécifique n’était formellement programmée à ce stade. L’existence des préparatifs est néanmoins significative, car il s’agirait du premier dialogue officiel exclusivement centré sur la sécurité de l’IA depuis le retour de Donald Trump à la présidence.

Parmi les sujets envisagés figurent la détection d’attaques informatiques pilotées ou amplifiées par des modèles d’IA, le partage d’informations entre laboratoires et la possibilité de mécanismes de notification en cas d’incident grave. Les deux pays restent concurrents sur les semi-conducteurs, les modèles de pointe et les restrictions technologiques ; ils pourraient pourtant avoir intérêt à définir un minimum de procédures communes lorsque les risques traversent les frontières. Un tel canal ne constituerait pas un accord de contrôle technologique, mais plutôt l’équivalent d’un mécanisme de réduction des risques : utile précisément parce que la rivalité reste forte.

Sources

2026](https://meteofrance.com/previsions-meteo-france/lyon/69000)

agriculteurs](https://www.reuters.com/world/france-announce-1-billion-aid-weather-hit-farmers-bfm-tv-reports-2026-09-04/)

invités à améliorer leurs offres](https://www.reuters.com/world/portugal-asks-air-france-klm-lufthansa-improved-offers-tap-sale-2026-09-04/)

d’occasion pour les aides à domicile](https://www.ecologie.gouv.fr/presse/gouvernement-renforce-soutien-mobilite-aides-domicile-grace-aux-vehicules-electriques)

déchets et ferrailles d’aluminium](https://www.reuters.com/world/china/eu-propose-ban-waste-exports-including-aluminium-scrap-non-oecd-countries-2026-09-04/)

2026](https://www.destatis.de/EN/Press/2026/09/PE26_313_421.html)

2026](https://www.bls.gov/news.release/archives/empsit_09042026.htm)

iranien](https://www.reuters.com/world/europe/us-allies-want-iaea-board-report-iran-un-security-council-diplomats-say-2026-09-04/)

Maserati](https://www.reuters.com/business/autos-transportation/stellantis-talks-with-huawei-jac-over-maserati-partnership-sources-say-2026-09-04/)

Algérie](https://www.imf.org/en/news/articles/2026/07/06/pr26236-algeria-imf-staff-completes-2026-article-iv-mission)

UE-Algérie](https://policy.trade.ec.europa.eu/eu-trade-relationships-country-and-region/countries-and-regions/algeria_en)

emploi](https://www.worldbank.org/ext/en/country/algeria)

algériennes](https://www.worldbank.org/en/news/feature/2025/04/18/how-algeria-is-crafting-a-dynamic-economy-for-tomorrow)

renouvelables](https://www.energy.gov.dz/ar/1666/renewable-energies-re-ar)

sécurité de l’IA](https://www.reuters.com/legal/litigation/us-china-gear-up-mid-september-ai-safety-dialogue-2026-09-04/)