samedi 12 septembre 2026

Le VRAI quotidien

Samedi 12 septembre 2026.

Météo — Lyon 6e

À Lyon 6e, ce samedi s’annonce calme, sec et nettement ensoleillé. Météo-France donne environ 12 °C au petit matin à Lyon et place les maximales de l’après-midi entre 24 et 28 °C sur la majeure partie du pays ; une prévision quotidienne actuelle centrée sur Lyon fixe la maximale locale à 28 °C. Aucun signal de pluie ou d’orage n’apparaît et le vent ne constitue pas un élément notable. L’amplitude thermique sera donc marquée, avec une ambiance presque estivale en milieu et fin d’après-midi. En pratique : une couche légère reste utile tôt le matin, puis lunettes de soleil et eau seront plus pertinentes ; aucune précipitation significative n’est attendue.

France

Bercy abaisse encore la croissance et admet que la cible de déficit

ne sera pas tenue

Le gouvernement français a ramené vendredi sa prévision de croissance pour 2026 de 0,7 % à 0,5 %. Cette révision rapproche le scénario budgétaire de celui de l’Insee, encore plus prudent, qui ne prévoit plus que 0,4 % de croissance cette année. Elle entraîne une conséquence immédiate : l’objectif d’un déficit public ramené à 5,0 % du PIB ne sera pas atteint. Le ministre de l’Économie Roland Lescure n’a pas encore donné de nouveau chiffre, le cadrage devant être finalisé avec le projet de budget pour 2027.

Le problème n’est pas seulement comptable. La charge de la dette devrait atteindre environ 65 milliards d’euros, soit 4,5 milliards de plus que prévu, et devient l’un des tout premiers postes de dépense de l’État. La Banque de France souligne néanmoins que l’économie conserve des points d’appui : énergie relativement compétitive, base productive diversifiée et investissements dans l’aéronautique, la défense et les centres de données. Le signal est donc double : l’activité ralentit sans s’effondrer, tandis que le coût du financement réduit fortement la marge budgétaire.

Alstom décroche 1,2 milliard d’euros de contrats pour des trains à

batteries britanniques

Alstom a signé avec TransPennine Express des contrats d’un montant supérieur à 1,2 milliard d’euros pour 29 rames électriques à batteries destinées au nord de l’Angleterre. La commande de matériel roulant représente environ 930 millions d’euros et les accords de maintenance environ 230 millions. Les trains de cinq voitures appartiendront à la plateforme Adessia Stream et seront les premiers trains neufs à batteries engagés sur le réseau ferroviaire principal britannique.

La fabrication doit commencer en 2028 dans l’usine de Derby et les premières livraisons sont prévues à partir de 2032. Les batteries permettront de parcourir sans émissions locales les sections non électrifiées, avec des infrastructures de recharge installées notamment à Hull, Scarborough et Saltburn. Alstom chiffre l’effet industriel à plus de 350 emplois qualifiés soutenus à Derby et plus de 5 500 emplois dans la chaîne d’approvisionnement britannique. Pour Alstom, l’intérêt dépasse le montant : le contrat associe matériel roulant, maintenance et recharge, tout en positionnant sa technologie à batteries sur des lignes où l’électrification intégrale serait trop coûteuse.

L’adaptation climatique entre dans le financement des entreprises

Bercy a lancé vendredi deux groupes de travail, « Entreprises » et « Financement », consacrés à l’adaptation de l’économie française au changement climatique. Des représentants de l’industrie, du numérique, de l’économie de proximité, des organisations patronales et syndicales ont été réunis autour de mesures destinées à préserver la continuité d’activité et à financer les investissements d’adaptation.

Le sujet change de nature : il faut désormais chiffrer et financer les protections contre chaleurs extrêmes, sécheresses, inondations, tensions sur l’eau ou perturbations logistiques. Pour les entreprises, cela touche bâtiments, refroidissement, réseaux électriques, chaînes d’approvisionnement et assurance. Le lancement de ces groupes ne constitue pas encore un plan d’investissement, mais il prépare l’arbitrage central : quelle part de l’adaptation doit être portée par les entreprises, les assureurs, les banques ou la puissance publique.

Monde

Le choc pétrolier s’installe dans la durée selon l’AIE

L’Agence internationale de l’énergie a nettement durci son diagnostic dans son rapport mensuel de septembre. Elle estime désormais que l’offre mondiale de pétrole pourrait reculer de 5,7 millions de barils par jour en 2026, soit environ 6 %, en raison des perturbations au Moyen-Orient et de la lenteur du retour à la normale des flux du Golfe. La production saoudienne est tombée autour de 6 millions de barils par jour, un plus bas de plus de trente ans selon les données publiées par l’AIE.

La conséquence la plus sensible ne se limite pas au brut. Les stocks de produits raffinés diminuent rapidement et le diesel est particulièrement tendu, tandis que les taux de fret des grands pétroliers ont atteint des records sur certaines routes au départ du Golfe. Le Brent reste au-dessus de 100 dollars le baril malgré un repli vendredi. Pour l’Europe, le problème est double : facture énergétique plus élevée et regain d’inflation au moment même où les banques centrales hésitent sur le niveau des taux. Cette nouvelle estimation de l’AIE transforme donc ce qui pouvait encore être lu comme une flambée temporaire en risque macroéconomique durable.

Berlin et Abou Dhabi mêlent gaz, éolien offshore et capital industriel

L’Allemagne et les Émirats arabes unis ont annoncé une série d’accords énergétiques qui s’inscrivent dans un plan plus large d’investissements émiratis pouvant atteindre 40 milliards d’euros en Allemagne. RWE et Masdar veulent notamment préparer une participation commune aux enchères allemandes d’éolien en mer prévues en 2027, avec des investissements potentiels supérieurs à 3 milliards d’euros.

En parallèle, RWE et ADNOC travaillent à de futurs contrats de GNL destinés à l’Europe et à l’Asie au début des années 2030. Masdar et l’allemand Luxcara étudient aussi des investissements conjoints de plus de 5 milliards d’euros dans l’éolien offshore et le stockage d’électricité. L’ensemble illustre la stratégie européenne : développer les renouvelables tout en sécurisant du gaz à long terme. Les producteurs du Golfe convertissent ainsi une partie de leurs revenus d’hydrocarbures en participations durables dans les infrastructures énergétiques européennes.

L’Inde manque de charbon au moment où la demande électrique reste

exceptionnellement élevée

Près d’un tiers des centrales à charbon indiennes se trouvent avec des stocks considérés comme critiques. Au 9 septembre, 59 centrales disposaient de moins de 25 % du niveau de combustible requis ou d’à peine trois jours d’autonomie. Elles n’étaient encore que 45 dans cette situation à la fin août.

La tension vient d’une combinaison de chaleur persistante, de demande électrique très élevée et de faibles réserves hydroélectriques. Le solaire couvre une part croissante de la consommation en journée, mais le stockage par batteries reste insuffisant pour prendre le relais en soirée. L’Inde a donc accéléré les convois de charbon : 444 trains ont été mobilisés le 6 septembre contre 370 trois jours plus tôt, tandis que Coal India augmente aussi les expéditions routières. Le groupe dispose pourtant d’environ 76 millions de tonnes sur ses sites miniers. Le problème est donc autant logistique que géologique. L’épisode rappelle qu’une puissance qui installe massivement du solaire peut rester très dépendante d’un réseau ferroviaire capable d’acheminer chaque jour des millions de tonnes de charbon vers ses centrales thermiques.

La Chine file vers un nouvel excédent commercial record

Les exportations chinoises ont bondi de 25 % sur un an en août en dollars, tandis que les importations progressaient de 28,2 %. Sur les huit premiers mois de 2026, l’excédent commercial atteint environ 805,5 milliards de dollars, déjà supérieur à celui de la même période de 2025. Les produits de haute technologie jouent un rôle croissant : ils représentent environ 29 % des exportations et plus de la moitié de leur croissance récente.

Cette dynamique confirme le poids croissant de l’électronique, des équipements de centres de données et des composants dans les exportations chinoises. En sens inverse, les achats chinois de semi-conducteurs, notamment sud-coréens, ont fortement augmenté. Pour ses partenaires, la question devient celle de la capacité d’absorption : l’Europe craint une pression supplémentaire sur son industrie, tandis que Washington cherche à réduire le déséquilibre commercial avant de nouvelles discussions sino-américaines. La faiblesse persistante de la demande intérieure chinoise rend toutefois Pékin encore plus dépendant des exportations pour soutenir l’activité.

Le sommet des BRICS cherche à passer du symbole aux infrastructures

À New Delhi, Narendra Modi et Vladimir Poutine ont mis l’accent sur l’objectif de porter les échanges entre l’Inde et la Russie, aujourd’hui proches de 70 milliards de dollars, à 100 milliards d’ici 2030. Au-delà de cette relation bilatérale, Moscou pousse les BRICS à devenir un ensemble plus opérationnel dans les paiements, les infrastructures, la technologie et le financement.

Le bloc élargi compte désormais onze membres et représente près de la moitié de la population mondiale. Son poids économique est réel, mais sa cohésion reste limitée par les intérêts divergents de ses membres. L’Inde veut préserver ses relations avec les États-Unis et l’Europe, la Chine dispose d’un poids économique très supérieur aux autres membres, tandis que la Russie et l’Iran souhaitent un outil plus explicitement capable de contourner les sanctions occidentales. Le sommet de New Delhi sera donc surtout à juger sur les mécanismes concrets qui émergeront : financement de projets, interconnexion des systèmes de paiement et facilitation du commerce. Sans ces instruments, l’élargissement des BRICS restera davantage géopolitique qu’économique.

Zoom pays — Azerbaïdjan

Une économie solide en apparence, mais encore dépendante de ses hydrocarbures

L’Azerbaïdjan dispose d’un atout que beaucoup de pays émergents lui envient : des finances extérieures très confortables. Le FMI estime que les réserves combinées de la banque centrale et du fonds souverain SOFAZ atteignaient 85 milliards de dollars fin 2025, soit plus de 38 mois d’importations. La dette publique et garantie par l’État reste modérée, autour de 28 % du PIB selon la BERD. Cette accumulation provient largement de deux décennies d’exportations de pétrole et de gaz de la mer Caspienne.

La contrepartie est une dépendance persistante. La croissance réelle est tombée de 4,2 % en 2024 à 1,4 % en 2025, pénalisée par la baisse de la production pétrolière et le ralentissement des activités hors hydrocarbures. Pour 2026, le FMI prévoit environ 2,2 % de croissance, la BERD 2,0 %. Le secteur pétrolier devrait encore se contracter, tandis que l’économie non pétrolière progresserait autour de 3,7 %. L’inflation pourrait atteindre 6 % en fin d’année, notamment sous l’effet du renchérissement des produits alimentaires importés.

Le gaz a remplacé une partie du pétrole comme levier européen

La place énergétique de Bakou évolue. Le pétrole reste important, mais les volumes extraits des champs historiques diminuent. Le gaz de Shah Deniz et du gisement d’Absheron prend davantage de poids, acheminé vers l’ouest par le corridor gazier méridional, TANAP puis TAP. Au premier semestre 2026, l’Azerbaïdjan a exporté 12,7 milliards de mètres cubes de gaz, dont 5,9 milliards vers l’Europe, 4,9 milliards vers la Turquie, 1,2 milliard vers la Géorgie et 0,7 milliard vers la Syrie.

Depuis janvier, SOCAR fournit aussi l’Allemagne et l’Autriche. Un contrat de dix ans avec l’allemand SEFE prévoit une montée progressive jusqu’à environ 1,5 milliard de mètres cubes par an. Pour l’Union européenne, ces volumes restent modestes face à la consommation totale, mais ils ont une valeur stratégique : ils diversifient l’approvisionnement hors Russie et transitent par une infrastructure distincte des routes du nord de l’Europe.

La limite est physique. Le FMI souligne que la production d’hydrocarbures est contrainte et appelée à décliner à moyen terme. L’Azerbaïdjan peut encore augmenter ses revenus lorsque les prix flambent, comme actuellement, mais il ne peut pas bâtir indéfiniment sa croissance sur des volumes croissants.

Le prochain pari est le corridor entre la Chine et l’Europe

Le second actif stratégique de l’Azerbaïdjan est sa géographie. Le pays se situe au milieu du « Middle Corridor », la route ferroviaire et maritime qui relie la Chine et l’Asie centrale à l’Europe via le Kazakhstan, la mer Caspienne, l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie. Cette route gagne en intérêt à mesure que les entreprises cherchent des alternatives aux itinéraires passant par la Russie ou par des voies maritimes exposées aux tensions géopolitiques.

Bakou investit donc dans son port d’Alat, les liaisons ferroviaires et la logistique. Mais le corridor reste une chaîne : sa compétitivité dépend aussi des ports caspiens, des chemins de fer kazakhs et géorgiens, des procédures douanières et de la coordination entre opérateurs. Les investissements engagés par la Banque mondiale en 2026 en Géorgie et au Kazakhstan montrent que cette infrastructure devient un projet régional de grande ampleur plutôt qu’un simple axe national.

Diversifier suppose plus que des infrastructures

L’Azerbaïdjan développe également les renouvelables. Une centrale éolienne de 240 MW financée par ACWA Power a été inaugurée en janvier, après la centrale solaire de 230 MW construite par Masdar en 2023. Bakou évoque désormais 6 à 8 GW de capacités renouvelables à terme, une partie pouvant alimenter de futurs corridors d’électricité verte vers l’Europe.

Mais les institutions financières internationales insistent sur un autre chantier : réduire le poids des entreprises publiques, renforcer la concurrence, faciliter l’accès des PME au financement et améliorer la gouvernance. C’est le véritable test de la diversification. L’Azerbaïdjan dispose de capital, d’énergie et d’une position logistique exceptionnelle entre Russie, Iran, Turquie, Caspienne et Europe. Sa vulnérabilité est que ces ressources restent assez dominantes pour retarder l’essor d’un secteur privé plus productif.

Intelligence artificielle

La société chinoise Z.AI, anciennement Zhipu AI, a lancé à Hong Kong une opération de financement d’environ 5 milliards de dollars : 2 milliards sous forme de nouvelles actions et 3 milliards d’obligations convertibles. L’entreprise avait déjà levé environ 4 milliards de dollars en juillet, signe de l’accélération spectaculaire des besoins de capitaux des développeurs de modèles avancés.

L’argent doit financer la recherche, l’infrastructure de calcul, l’expansion internationale et d’éventuelles acquisitions. L’opération est intéressante parce qu’elle montre que la compétition dans l’IA se déplace de plus en plus vers le bilan financier. Entraîner les modèles reste coûteux, mais leur exploitation à grande échelle exige aussi des centres de données, des accélérateurs, de l’électricité et des réseaux. Les entreprises capables de lever plusieurs milliards disposent donc d’un avantage qui ne tient pas seulement à la qualité de leurs algorithmes.

Z.AI est l’un des principaux acteurs chinois des modèles génératifs et cherche à réduire sa dépendance aux technologies américaines, notamment en utilisant davantage de composants et d’infrastructures domestiques. Sa levée constitue ainsi autant une opération financière qu’un indicateur de la profondeur du marché chinois de l’IA.

Sources

septembre](https://meteofrance.com/previsions-meteo-france/lyon/69000)

2026](https://meteofrance.com/actualites/meteo-les-temperatures-remontent-ce-week-end)

septembre](https://www.lachainemeteo.com/meteo-france/ville-55/previsions-meteo-lyon-demain)

11 septembre 2026](https://www.reuters.com/world/france-trims-growth-forecast-says-finance-minister-2026-09-11/)

2026](https://www.alstom.com/fr/press-releases-news/2026/9/alstom-et-transpennine-express-signent-des-contrats-dune-valeur-de-12-milliard-deuros-pour-les-premiers-trains-batterie-destines-au-reseau-ferroviaire-britannique)

climatique](https://presse.economie.gouv.fr/nar-seminaire-adaptation-au-changement-climatique-vendredi-11-septembre-2026/)

2026](https://www.iea.org/reports/oil-market-report-september-2026)

septembre 2026](https://www.reuters.com/business/energy/germanys-rwe-uae-sketch-out-deeper-cooperation-offshore-wind-lng-2026-09-11/)

11 septembre 2026](https://www.reuters.com/world/india/nearly-third-indias-coal-power-plants-have-critical-low-fuel-stocks-2026-09-11/)

2026](https://www.ft.com/content/56bcc2fb-99eb-4ad9-af67-101c8d0382cb)

2026](https://www.reuters.com/business/aerospace-defense/modi-putin-hold-talks-new-delhi-trade-defence-2026-09-11/)

2026](https://www.imf.org/en/news/articles/2026/04/29/pr-26131-azerbaijan-imf-executive-board-concludes-2026-article-iv-consult)

2026](https://www.ebrd.com/home/what-we-do/where-we-invest/azerbaijan.html)

et l’Autriche](https://www.reuters.com/business/energy/azerbaijan-starts-natural-gas-supplies-germany-austria-2026-01-16/)

2026, via APA](https://en.apa.az/energy-and-industry/azerbaijan-exports-nearly-6-bcm-of-gas-to-europe-this-year-516584)

Géorgie, juin 2026](https://www.worldbank.org/en/news/press-release/2026/06/02/georgia-boosts-role-in-trans-caspian-transport-corridor-with-world-bank-group-support)

renouvelables](https://renewables.az/en/news/azerbaijan-expects-6-to-8-gigawatts-of-electric-power-from-renewable-sources)

septembre 2026](https://www.reuters.com/world/asia-pacific/china-ai-developer-zai-launches-5-billion-hong-kong-share-convertible-bond-sales-2026-09-11/)