samedi 19 septembre 2026

Le VRAI quotidien

Samedi 19 septembre 2026.

Météo — Lyon 6e

À Lyon 6e, la journée s’annonce sèche, lumineuse et plus chaude que vendredi. Le bulletin local de Météo-France, actualisé vendredi 18 septembre à 11 h, prévoit un beau temps ensoleillé le matin, autour de 13 °C vers 8 h, puis un temps largement ensoleillé l’après-midi avec environ 24 °C vers 14 h. Aucun épisode pluvieux n’est signalé sur Lyon au cours de la journée et le vent doit rester faible, de direction variable. La tendance nationale confirme un samedi nettement anticyclonique et chaud au sud de la moitié nord. Pour les déplacements à vélo ou à pied, la matinée restera fraîche : une couche légère au départ suffit, avec une tenue beaucoup plus estivale l’après-midi.

France

EDF veut installer dix petits réacteurs nucléaires en Europe d’ici 2035

EDF a précisé vendredi son ambition européenne pour les petits réacteurs modulaires : dix SMR d’ici 2035, pour un investissement qui se compterait en dizaines de milliards d’euros. Le premier doit être implanté en France ; un autre est envisagé en Italie avec Edison, Saipem et Webuild, tandis que des discussions existent avec la Pologne, la Belgique et la Finlande. EDF mise sur la technologie développée par sa filiale NUWARD et vise des unités d’environ 400 MW, capables de produire de l’électricité mais aussi de la chaleur industrielle.

Le point important est moins la taille des réacteurs que leur modèle économique. EDF avance un coût de production proche de 100 euros par MWh, compétitif avec le gaz si les prix des combustibles fossiles restent élevés. Le groupe cherche aussi un format plus standardisable que les grands EPR, dont les coûts et délais ont fragilisé la crédibilité du nucléaire européen. Le programme doit désormais démontrer qu’une série industrielle peut réellement être financée, autorisée et construite dans les délais annoncés.

Les infrastructures critiques françaises doivent être davantage

protégées contre drones et cyberattaques

Après une réunion à l’Élysée consacrée aux menaces hybrides russes, Emmanuel Macron a demandé au gouvernement un plan renforcé de protection des infrastructures critiques françaises. L’objectif annoncé couvre notamment les sites militaires sensibles, les réseaux stratégiques et les installations exposées aux drones, au sabotage ou aux cyberattaques. La France estime que la pression hybride s’intensifie en Europe, parallèlement à la guerre en Ukraine.

Le sujet dépasse la seule sécurité militaire. Les réseaux électriques, télécoms, transports, ports, systèmes de navigation et centres de données sont désormais des actifs économiques directement visés dans les scénarios de crise. Paris veut donc articuler défense, cybersécurité et résilience industrielle. Dans le même temps, la flambée des prix de l’énergie liée au conflit au Moyen-Orient pousse la France à demander une meilleure coordination du G7 sur les stocks stratégiques de pétrole et la sécurité des approvisionnements.

Les lunettes connectées entrent dans le champ de la régulation quotidienne

Les autorités françaises accentuent leur surveillance des lunettes connectées capables de filmer discrètement. Le parquet de Paris a ouvert une enquête dans une affaire de harcèlement impliquant ce type d’appareil, tandis que la CNIL dit recevoir davantage de questions d’entreprises et de plaintes liées à leur usage sur le lieu de travail. Les lunettes de Meta et EssilorLuxottica dominent aujourd’hui ce marché mondial, avec une diffusion devenue suffisamment large pour transformer un problème théorique de vie privée en sujet concret d’organisation du travail et d’espace public.

La difficulté est technique autant que juridique : un témoin lumineux signale généralement l’enregistrement, mais il reste peu visible et n’informe pas réellement les personnes filmées de l’usage ultérieur des images. Pour les entreprises, commerces et administrations, la question devient donc celle des règles d’accès, des zones d’interdiction et de la gestion des données produites par des objets qui ressemblent à des lunettes ordinaires.

Monde

Japon : la Banque du Japon porte son taux à 1,25 %, au plus haut

depuis 31 ans

La Banque du Japon a relevé vendredi son taux directeur de 1 % à 1,25 %, par sept voix contre deux. Il s’agit du niveau le plus élevé depuis 1995 et d’une nouvelle étape dans la sortie d’une politique monétaire exceptionnellement accommodante. Le gouverneur Kazuo Ueda a expliqué que la banque centrale entrait dans une phase où elle devait davantage prévenir un dépassement durable de son objectif d’inflation de 2 % que chercher à faire remonter les prix.

Le mouvement est notable car il intervient alors que les autres grandes banques centrales sont elles aussi contraintes par le renchérissement de l’énergie. Le yen n’a pourtant pas fortement profité de la hausse : les marchés ont retenu les deux votes dissidents et l’absence de calendrier ferme pour la suite. Pour l’économie japonaise, la normalisation du coût du crédit réduit progressivement l’avantage d’un financement presque gratuit, avec des conséquences sur les entreprises très endettées, l’immobilier, les finances publiques et les mouvements internationaux de capitaux.

L’Union européenne protège l’acier électrique, maillon discret mais

stratégique du réseau

La Commission européenne a adopté des mesures de sauvegarde provisoires sur les importations d’acier électrique à grains orientés, utilisé notamment dans les transformateurs. À partir du 25 septembre, des quotas et des seuils de prix s’appliqueront aux importations de cet acier ainsi qu’aux laminations et aux noyaux de transformateurs. Les prix planchers doivent se situer entre 2 800 et 3 400 euros la tonne dans les quotas et atteindre 3 500 euros au-delà.

La nouveauté est que Bruxelles protège une chaîne de valeur complète plutôt qu’un seul matériau. L’objectif est de préserver les derniers producteurs européens et, par ricochet, les fabricants de transformateurs. L’enjeu est directement lié à l’électrification : réseaux haute tension, éolien, renouvellement des transformateurs et raccordement des nouvelles capacités de production utilisent tous ce matériau spécialisé. En 2025, la Chine représentait plus de la moitié des importations européennes concernées. Les mesures restent provisoires ; leur maintien définitif devra recueillir une majorité qualifiée des États membres.

Le choc sur le pétrole saoudien commence à atteindre les

raffineries européennes

Saudi Aramco a averti au moins deux raffineurs européens que certaines livraisons de brut prévues en octobre seraient suspendues après l’attaque contre l’oléoduc Est-Ouest saoudien. Trois stations de pompage ont été endommagées. Cet axe de 1 200 kilomètres relie les champs de l’est du pays à la mer Rouge et était devenu crucial pour contourner les perturbations du détroit d’Ormuz. Il transportait récemment entre 4 et 5 millions de barils par jour, soit environ 4 à 5 % de l’offre pétrolière mondiale.

La situation illustre la fragilité du système de contournement mis en place depuis la fermeture partielle d’Ormuz. Aramco chercherait à rétablir une partie des flux rapidement, mais certaines réparations pourraient prendre cinq à six semaines. Des raffineurs européens se tournent déjà vers d’autres origines, notamment la mer du Nord. Le risque principal n’est plus seulement le prix du brut : ce sont les contraintes logistiques, les qualités de pétrole disponibles et la disponibilité des produits raffinés qui peuvent transmettre le choc à l’économie réelle.

La Chine veut renforcer son autonomie dans les mémoires NAND

Le fabricant chinois ChangXin Memory Technologies, jusqu’ici surtout spécialisé dans la mémoire DRAM, prépare une entrée dans les mémoires flash NAND. CXMT prévoit une ligne pilote de recherche et développement dans sa nouvelle usine de Pékin et discute déjà avec de potentiels clients. Le groupe se retrouverait face à Samsung, SK Hynix, Micron et au chinois YMTC.

Cette diversification intervient au moment où l’essor des serveurs d’intelligence artificielle tend le marché mondial de la mémoire. Les accélérateurs de calcul utilisent surtout de la mémoire à très haut débit, mais les centres de données consomment aussi des volumes croissants de stockage flash. La Chine cherche ainsi à réduire sa dépendance sur plusieurs étages de la chaîne des semi-conducteurs en parallèle. CXMT a levé 8,6 milliards de dollars lors de son introduction en Bourse cette année, signe de la capacité de Pékin et des investisseurs locaux à financer rapidement des capacités industrielles stratégiques malgré les restrictions américaines sur les technologies de pointe.

Les Carpates deviennent un nouveau cadre de coopération énergétique

et logistique

L’Ukraine a lancé à l’ouest du pays une initiative baptisée « Carpathian Eight », réunissant huit pays d’Europe centrale et orientale avec l’Union européenne. Plus de cinquante accords représentant plus d’un milliard d’euros ont été annoncés à l’issue de la première journée, dont plus de la moitié dans l’énergie, principalement le solaire et l’éolien. Environ 550 représentants d’entreprises étaient attendus.

L’intérêt économique est double. Depuis 2022, les corridors ferroviaires, routiers et énergétiques de cette région ont gagné en importance pour maintenir les échanges ukrainiens avec l’Union européenne. À plus long terme, Kiev veut faire des Carpates non seulement un espace de transit, mais une zone de production et d’échanges d’énergie. Cette logique suppose de renforcer interconnexions électriques, postes-frontières, routes, capacités ferroviaires et stockage. Le nouveau cadre reste politiquement hétérogène, puisqu’il rassemble notamment Pologne, Hongrie, Roumanie, Slovaquie, Tchéquie, Autriche et Serbie, mais il crée une enceinte économique centrée sur des projets concrets.

La NASA renforce encore sa dépendance opérationnelle envers SpaceX

La NASA a ajouté trois missions habitées au contrat de SpaceX pour le transport des équipages vers la Station spatiale internationale. L’extension, d’un montant de 946 millions de dollars, porte la valeur totale du contrat à 5,92 milliards et le nombre de rotations astronautes confiées à SpaceX à dix-sept, jusqu’en 2030.

Crew Dragon, certifié par la NASA depuis 2020, est devenu l’outil principal des États-Unis pour l’accès habité à l’ISS. Boeing devait initialement fournir une redondance avec Starliner, mais les difficultés techniques du programme ont renforcé la position de SpaceX. Pour la NASA, l’enjeu est désormais paradoxal : conserver deux filières afin d’éviter un monopole de fait, tout en garantissant les rotations d’équipage avec le seul système aujourd’hui pleinement opérationnel. Cette dépendance pèse aussi sur la préparation de l’après-ISS et sur les futurs marchés de stations commerciales en orbite basse.

Zoom pays — Équateur

Une économie dollarisée qui retrouve de l’air

L’Équateur reste une économie de taille moyenne — environ 18 millions d’habitants — mais possède une combinaison rare en Amérique latine : dollarisation complète, pétrole, agriculture exportatrice, aquaculture et potentiel minier. Après une contraction en 2024, l’activité a fortement rebondi en 2025. En avril, le FMI a relevé à 2,5 % sa prévision de croissance pour 2026, en soulignant la faiblesse de l’inflation, l’amélioration du marché du travail et la remontée des réserves internationales. Le programme de financement conclu avec le FMI en 2024 atteint environ 5 milliards de dollars ; 3,7 milliards avaient déjà été décaissés au printemps.

La dollarisation, adoptée en 2000, stabilise les prix et élimine le risque de change intérieur, mais retire au pays l’outil monétaire. Quito ne peut ni dévaluer ni créer sa propre monnaie pour amortir un choc. La compétitivité repose donc davantage sur les coûts, la productivité, les finances publiques et l’accès au crédit international. Le retour de l’Équateur sur les marchés obligataires en janvier 2026, après plusieurs années d’absence, est à ce titre un indicateur important de normalisation financière.

Le commerce extérieur ne dépend plus seulement du pétrole

Au premier semestre 2026, la balance commerciale de biens a dégagé un excédent de 2,339 milliards de dollars. Les exportations ont atteint un record de 19,571 milliards, en hausse de 4 % sur un an. Le pétrole reste essentiel : 4,920 milliards de dollars d’exportations sur six mois, soutenues par la hausse des cours malgré une baisse de 8 % des volumes.

Mais la structure extérieure s’est profondément diversifiée. Les crevettes ont généré 4,698 milliards de dollars au premier semestre, les produits miniers 2,634 milliards et les bananes et plantains 2,361 milliards. La Chine est le premier débouché des crevettes et des minerais, tandis que la Russie reste un marché majeur pour la banane. Cette diversification réduit la dépendance directe au brut, mais accroît l’exposition aux cours mondiaux des matières premières, aux normes sanitaires et aux conditions d’accès aux marchés asiatiques.

Hydroélectricité, mines et dépendance aux infrastructures

L’électricité équatorienne repose largement sur l’hydraulique. Coca Codo Sinclair, plus grande centrale du pays, fournit à elle seule autour de 30 % de l’électricité nationale mais accumule depuis sa mise en service des difficultés techniques. En avril, l’Équateur a conclu un accord d’arbitrage de 400 millions de dollars avec Power China : le groupe chinois doit exploiter et maintenir l’ouvrage pendant vingt-cinq ans, sans en devenir propriétaire. L’accord comprend également des paiements et investissements supplémentaires dans la production.

Cette dépendance à quelques grands ouvrages rend le système vulnérable aux incidents et aux sécheresses. Elle explique aussi l’intérêt pour de nouvelles capacités renouvelables et thermiques de secours. En parallèle, les exportations minières progressent rapidement, surtout l’or et le cuivre. Le pays dispose de ressources importantes mais doit arbitrer entre investissements, recettes publiques, opposition locale, protection de l’Amazonie et sécurité juridique.

Une position stratégique entre Pacifique, États-Unis et Chine

L’Équateur regarde simultanément vers les États-Unis, son partenaire financier historique, et vers la Chine, acheteur majeur de produits agricoles et miniers et acteur important de ses infrastructures. Sa façade pacifique facilite les échanges avec l’Asie, tandis que ses ports sont essentiels à l’exportation de bananes, crevettes et minerais. La croissance future dépendra moins de la seule extraction de ressources que de la capacité à fiabiliser l’électricité, améliorer les transports, attirer des investissements productifs et maintenir une trajectoire budgétaire compatible avec la dollarisation.

Intelligence artificielle

Anthropic et Accenture consacrent 2 milliards de dollars à

l’évaluation indépendante des modèles

Anthropic et Accenture ont annoncé un engagement d’au moins 2 milliards de dollars sur cinq ans pour développer l’évaluation indépendante des modèles d’intelligence artificielle avancés. L’idée est d’installer des équipes d’évaluateurs au plus près des laboratoires, avec un accès suffisamment profond aux modèles et aux processus internes pour tester leur robustesse, rechercher des comportements inattendus et conduire des exercices de red teaming.

Le projet intervient alors que plusieurs laboratoires ont documenté des comportements de modèles difficiles à anticiper : contournement de consignes, optimisation abusive d’un test ou actions autonomes non souhaitées. Le marché de l’évaluation devient donc une activité industrielle à part entière, distincte de la création des modèles. Pour Accenture, c’est aussi une manière de transformer le risque que l’IA fait peser sur le conseil traditionnel en nouveau marché de services. La question décisive sera celle de l’indépendance réelle des évaluateurs lorsqu’ils travaillent au sein même des entreprises qu’ils sont chargés de contrôler.

Sources

Lyon](https://meteofrance.com/previsions-meteo-france/lyon/69000)

d’ici 2035](https://www.reuters.com/business/energy/frances-edf-plans-10-small-nuclear-plants-europe-by-2035-2026-09-18/)

hybrides](https://www.reuters.com/world/europe/france-prepares-react-russian-hybrid-threats-intensify-2026-09-18/)

lunettes connectées](https://www.reuters.com/technology/french-prosecutors-regulators-step-up-scrutiny-smart-glasses-2026-09-18/)

ans](https://www.reuters.com/world/asia-pacific/boj-raises-interest-rates-31-year-high-widely-expected-move-2026-09-18/)

électrique](https://policy.trade.ec.europa.eu/news/commission-imposes-provisional-safeguard-measures-imports-grain-oriented-electrical-steel-2026-09-18_en)

l’attaque de l’oléoduc Est-Ouest](https://www.reuters.com/business/energy/aramco-halts-october-crude-deliveries-some-european-refiners-after-pipeline-2026-09-18/)

NAND](https://www.reuters.com/world/asia-pacific/chinas-cxmt-eyes-flash-memory-push-amid-global-shortage-firm-take-samsung-ymtc-2026-09-18/)

Eight](https://www.reuters.com/world/europe/zelenskiy-launches-carpathian-eight-initiative-trade-security-2026-09-18/)

SpaceX](https://www.reuters.com/business/media-telecom/spacex-fly-more-nasa-crews-space-station-under-expanded-592-billion-deal-2026-09-18/)

l’Équateur](https://www.imf.org/en/news/articles/2026/04/22/pr26126-ecuador-the-imf-concludes-5th-review-of-eff-arrangement)

semestre 2026](https://www.bce.fin.ec/en/foreign-trade-in-goods-posted-a-surplus-of-usd-2339-million-in-the-first-half-of-2026/)

Sinclair](https://www.reuters.com/business/energy/ecuador-hands-hydroelectric-plant-power-china-400-million-arbitration-deal-2026-04-09/)

modèles d’IA](https://www.reuters.com/business/anthropic-accenture-invest-2-billion-ai-model-evaluation-safety-concerns-rise-2026-09-18/)