samedi 24 octobre 2026
Le VRAI quotidien
Météo — Lyon 6e
Lyon 6e : 8,5 °C au minimum et 14,7 °C au maximum, ciel couvert à 20 des 24 échéances horaires ; bruine faible aux 4 autres. La prévision vise au centre du 6e arrondissement de Lyon. Créneaux de précipitations modélisées (pluie/neige), heure Paris : 00:00 +0200–01:00 +0200, 05:00 +0200–06:00 +0200, 07:00 +0200–08:00 +0200, 15:00 +0200–16:00 +0200, 23:00 +0200–00:00 +0200 ; cumul 0.8 mm. Prévoir une protection contre les précipitations. Prévision quotidienne — Lyon 6e. Pour cette journée du 2026-10-24, les données du modèle AROME de Météo-France sont distribuées par Open-Meteo, avec une actualisation de disponibilité le 24/10/2026 à 03:00 UTC+0000. Cette heure décrit la mise à disposition des données sur Open-Meteo. La page publique Météo-France a été consultée en priorité ; ses valeurs quotidiennes avec actualisation n'étaient pas exploitables par le collecteur sans authentification.
France
Le climat industriel remonte, les intentions d’embauche reculent
La publication de l’Insee du 22 octobre fait apparaître un léger mieux : le climat des affaires gagne un point, à 97, sous sa moyenne de longue période de 100. L’industrie se distingue avec quatre points supplémentaires, à 105, principalement grâce aux jugements sur les carnets de commandes globaux et étrangers. Les services remontent à 99 ; le commerce de détail descend à 93 et le bâtiment à 95.
L’emploi raconte une autre histoire. Son indicateur perd trois points, à 95, sous l’effet des perspectives d’effectifs dans les services hors intérim. Les entreprises peuvent donc percevoir une amélioration de leurs débouchés sans préparer davantage de recrutements.
Ces indices synthétisent des opinions, pas une variation de production ou un nombre d’emplois. Les réponses ont été recueillies entre le 25 septembre et le 19 octobre. L’embellie industrielle constitue ainsi un signal à suivre, mais sa diffusion au reste de l’économie demeure limitée. Insee — climat des affaires
Travaux publics : la demande devient le principal frein
L’enquête publiée le 23 octobre par l’Insee et la FNTP confirme la détérioration des travaux publics. 64 % des entreprises déclarent une demande insuffisante, contre 56 % en juillet. À l’inverse, la proportion signalant un manque de personnel tombe de 20 à 12 %. Ce déplacement suggère que les capacités disponibles ne trouvent plus assez de commandes.
Le solde d’opinion sur les carnets passe de −49 à −53. Les jugements se dégradent pour les clientèles publique et privée. Il faut conserver la bonne unité : ce solde mesure l’écart entre réponses favorables et défavorables ; il ne signifie pas que le montant des commandes chute de 53 %.
Les perspectives d’effectifs se redressent légèrement tout en restant dégradées. L’incertitude atteint son plus haut niveau depuis le début de sa série, en 2021. Pour les infrastructures, cette enquête invite à regarder les commandes effectivement transmises aux entreprises et le calendrier des chantiers. Insee — travaux publics
Safran croît encore, avec une après-vente moins rapide
Safran a publié le 23 octobre un chiffre d’affaires trimestriel ajusté de 9,003 milliards d’euros, en hausse de 14,7 % sur un an, dont 13,4 % à périmètre et changes constants. Le chiffre consolidé, calculé selon une autre présentation comptable, atteint 8,890 milliards. La progression organique confirme que la croissance dépasse les seuls effets de change et d’acquisition.
Les livraisons de moteurs LEAP atteignent 535 unités, soit 5 % de plus sur un an. Dans les moteurs civils, les ventes de pièces détachées progressent de 17 % en dollars et les services de 19 %. Safran maintient sa prévision de résultat opérationnel courant de 6,4 à 6,5 milliards d’euros pour 2026. Safran — activité trimestrielle
La dépêche AOF diffusée par Boursorama relève cependant un ralentissement de l’après-vente par rapport au deuxième trimestre, qui explique la réaction défavorable des investisseurs dans la matinée. L’enjeu industriel reste double : livrer davantage de moteurs neufs et entretenir une flotte existante dont les besoins soutiennent les services. Ces activités ont des rythmes différents ; leur croissance ne se lit pas dans le seul total des revenus. AOF — lecture des résultats
Monde
États-Unis : peu de licenciements, mais des embauches modestes
Le rapport du département du Travail publié le 22 octobre recense 194 000 premières demandes d’allocation chômage pour la semaine achevée le 17 octobre, en données corrigées des variations saisonnières. C’est 6 000 de moins que la semaine précédente, dont le niveau a été révisé à 200 000. La moyenne sur quatre semaines recule à 197 750 : elle atténue les mouvements hebdomadaires et confirme ici la faiblesse des entrées.
Une autre série évolue toutefois en sens inverse. Le nombre de demandes continues atteint 1,728 million pour la semaine terminée le 10 octobre, soit 25 000 supplémentaires. Les deux indicateurs portent donc sur des semaines distinctes et décrivent des dimensions différentes du chômage indemnisé. Département du Travail — allocations
Associated Press rappelle que les créations nettes d’emplois s’établissent en moyenne à 68 000 par mois depuis le début de 2026. La protection des emplois existants peut donc coexister avec des difficultés pour les nouveaux candidats. Des demandes initiales basses ne suffisent pas à démontrer une accélération des recrutements, ni à mesurer l’ensemble du chômage. Le signal immédiat est celui d’une résistance des entreprises aux licenciements, avec une mobilité professionnelle moins dynamique. AP — marché du travail
Chine : les comptes détaillés montrent une croissance déséquilibrée
Les comptes préliminaires détaillés publiés le 21 octobre par le Bureau national des statistiques chiffrent la croissance chinoise à 4,5 % sur un an au troisième trimestre, après 4,3 % au deuxième. Sur les neuf premiers mois, elle atteint 4,6 %. Le PIB progresse également de 1,2 % par rapport au trimestre précédent, après correction saisonnière.
La ventilation sectorielle explique pourquoi le résultat global masque des trajectoires opposées. Au troisième trimestre, la valeur ajoutée manufacturière augmente de 5,9 % sur un an, tandis que la construction recule de 4,4 % et les activités immobilières de 0,4 %. Les services de transmission d’information, logiciels et technologies de l’information progressent de 9,8 %.
Les taux sont calculés à prix constants ; les montants monétaires du tableau sont, eux, à prix courants. La vigueur manufacturière ne prouve donc pas un redémarrage immobilier. Ces résultats préliminaires restent révisables et ne constituent pas une prévision pour l’ensemble de 2026. BNS chinois — comptes trimestriels
L’adaptation climatique entre dans la programmation financière
La Banque européenne d’investissement a présenté le 22 octobre un plan visant au moins 30 milliards d’euros de financements d’adaptation d’ici à 2030, soit un doublement par rapport aux cinq années précédentes. La période couverte est 2026-2030. Il s’agit d’un objectif de financement associant prêts, garanties et conseil, et non d’une somme déjà dépensée.
Les priorités comprennent les réseaux d’énergie, les bâtiments publics, l’eau et l’agriculture : irrigation économe, stockage, réutilisation, protection contre les sécheresses et les inondations. La BEI prévoit aussi ClimateSET, un outil élaboré avec le service climatique Copernicus pour identifier les risques et les investissements appropriés. Son lancement reste annoncé pour plus tard cette année.
Notre lecture : la difficulté consiste à transformer une exposition climatique en travaux précis, évaluables et finançables. Les réponses possibles comprennent protections physiques, redondances et adaptations de l’exploitation. Le conseil en amont compte donc autant que l’enveloppe annoncée. Pour juger l’exécution du plan, il faudra suivre les contrats signés, puis les équipements réalisés et les risques effectivement réduits. BEI — plan d’adaptation
Au Brésil, le financement cible les réseaux de distribution
La BEI et Neoenergia ont annoncé le 22 octobre un accord de prêt de 150 millions d’euros, garanti par l’agence espagnole de crédit à l’exportation Cesce. Il soutient un programme d’environ 342 millions d’euros, prévu entre 2027 et 2030 sur le réseau de Neoenergia Elektro, dans les États de São Paulo et du Mato Grosso do Sul.
Les investissements portent sur les lignes, les postes électriques, les systèmes de contrôle et de protection ainsi que l’automatisation. Ils doivent réduire les pertes techniques et faciliter de nouveaux raccordements, y compris de producteurs renouvelables. L’opérateur dessert plus de trois millions de clients dans 228 communes.
Cet accord illustre le rôle de la distribution dans l’électrification. Ajouter de la production ne garantit pas que l’électricité parvienne aux utilisateurs avec la capacité et la fiabilité nécessaires. Le prêt apporte une partie du financement ; il ne signifie pas que les travaux sont achevés. L’opération associe garantie espagnole, financement européen et exploitation brésilienne. BEI — réseau brésilien
L’Europe spatiale prépare ses prochains arbitrages
Réuni les 21 et 22 octobre à Paris, le conseil de l’Agence spatiale européenne a examiné une proposition concernant l’avenir de l’exploration européenne. Le communiqué du 22 octobre décrit une trajectoire graduelle en orbite basse, sur la Lune et vers Mars, combinant davantage d’autonomie et la coopération internationale.
Le prochain rendez-vous est la réunion ministérielle intermédiaire du 15 décembre à Rome. Elle doit préparer les décisions programmatiques et financières de 2028 ; les premières activités préparatoires doivent rester dans les enveloppes existantes. Le communiqué ne constitue donc pas l’annonce d’un nouveau budget intégralement attribué à des missions.
Le conseil a également examiné les relations avec l’Union européenne, le futur cadre financier 2028-2034 et les négociations réglementaires. Notre lecture : l’enjeu industriel réside dans la continuité entre ambition, responsabilités techniques et commandes. Une trajectoire progressive peut organiser les développements, mais les capacités effectivement disponibles dépendront des engagements financiers ultérieurs. Le jalon vérifié reste une préparation institutionnelle. ESA — conseil d’octobre
Zoom pays — Allemagne
Le brut importé coûte davantage malgré des volumes moindres
La publication de Destatis du 20 octobre mesure une vulnérabilité extérieure. De janvier à août 2026, l’Allemagne a importé 49,1 millions de tonnes de pétrole brut pour 30 milliards d’euros, contre 49,4 millions de tonnes et 24,6 milliards un an auparavant. Les volumes diminuent de 0,6 %, tandis que la valeur augmente de 21,7 %. La hausse de facture ne vient donc pas d’une augmentation des quantités importées.
Les États-Unis, la Norvège et le Kazakhstan fournissent ensemble 52,2 % des volumes. Les États-Unis arrivent en tête avec 10,8 millions de tonnes, devant la Norvège, à 8 millions, et le Kazakhstan, à 6,8 millions.
Notre lecture : la diversification géographique limite certaines dépendances bilatérales, mais elle ne neutralise pas un renchérissement international. Ces statistiques concernent le brut franchissant la frontière allemande, pas l’ensemble des produits énergétiques ni la consommation finale. Elles décrivent les huit premiers mois de l’année et ne donnent pas la facture de l’automne. Destatis — importations de brut
Les compétences conditionnent la transformation des crédits en chantiers
Une étude de l’Institut de l’économie allemande, publiée le 19 octobre pour la BlackRock Foundation, examine les métiers nécessaires aux infrastructures, à la transition énergétique et à la numérisation. Entre juillet 2025 et juin 2026, l’IW estime le manque moyen de professionnels qualifiés à 148 047, après élimination des doubles comptes entre ces trois ensembles. Ils représentent 44 % du déficit de compétences mesuré sur l’ensemble des métiers.
Le périmètre importe : ce chiffre n’est ni un objectif d’embauches publiques ni un décompte de postes nouvellement créés par les programmes d’investissement. Il mesure une pénurie estimée sur une période déjà écoulée. Environ 70 % du manque dans les trois ensembles concerne des professionnels issus d’une formation professionnelle, notamment dans l’électricité, le chauffage, les installations techniques et la maintenance industrielle. IW — métiers de l’investissement
Tagesschau replace cette étude dans la mise en œuvre du fonds de 500 milliards d’euros destiné aux infrastructures et à la neutralité climatique. Notre lecture : une enveloppe budgétaire peut soutenir la demande avant que les entreprises disposent des équipes pour y répondre. Les métiers se recoupant entre réseaux, bâtiments et énergie, plusieurs programmes peuvent solliciter les mêmes personnes. La formation, l’orientation et la coordination des calendriers deviennent ainsi des conditions de réalisation. L’effet sur les prix et les délais dépendra de la vitesse à laquelle ces capacités pourront augmenter. ARD — contraintes de personnel
Un bassin industriel observe des impulsions encore sélectives
L’enquête d’automne de la chambre de commerce Bodensee-Oberschwaben, publiée le 19 octobre, apporte un éclairage local. Elle couvre 296 entreprises interrogées du 14 septembre au 2 octobre. Dans ce bassin du sud de l’Allemagne, 34 % jugent leur situation bonne, 48 % satisfaisante et 18 % mauvaise. Pour la suite, 19 % anticipent une amélioration et 23 % une dégradation : le solde des attentes reste négatif.
La chambre rapporte des impulsions venant des dépenses publiques de défense et d’infrastructure, tandis que le commerce et la construction demeurent moins dynamiques. Elle indique aussi que 18 % des entreprises ne prévoient aucun investissement dans les prochains mois. Les prix de l’énergie sont cités comme risque par 61 % des répondants.
Ces résultats régionaux montrent comment une impulsion publique peut se concentrer sur certaines chaînes de fournisseurs. Cela suggère que le passage à une reprise plus large exige aussi une demande privée et des investissements d’entreprises. Ces deux relais restent fragiles dans la région observée. IHK — enquête régionale
Intelligence artificielle
Des protéines conçues par Claude franchissent un premier test expérimental
Anthropic a publié le 20 octobre les résultats d’une campagne utilisant un modèle de recherche interne dans Claude Science pour concevoir de petites protéines capables de se fixer à des neurotoxines de scorpion. Sur 211 propositions testées par Adaptyv Bio et Twist Bioscience, 17 remplissent les critères de liaison retenus, contre quatre toxines différentes.
L’entreprise décrit un travail de 64 heures, orienté par une consigne initiale et quatre relances humaines. Des laboratoires ont donc mesuré la liaison aux cibles.
La limite demeure essentielle : aucune neutralisation des toxines dans des cellules ni protection d’animaux vivants n’a été démontrée dans cette étude. Aucun candidat visant plusieurs toxines n’a satisfait les critères pour plus d’une cible. Notre lecture : l’intérêt porte sur l’accélération d’une étape de recherche ainsi que sur leur réutilisation. La transformation d’une protéine qui se fixe à sa cible en traitement sûr, stable et accessible reste un travail expérimental à accomplir. Anthropic — protéines et toxines
Sources
Insee — En octobre 2026, le climat des affaires repart légèrement à la hausse
Safran — Safran reports its third quarter 2026 revenue
U.S. Department of Labor — Unemployment Insurance Weekly Claims — October 22, 2026
Agence spatiale européenne — Key outcomes of the 350th ESA Council meeting
Destatis — Rohöl im Wert von 30,0 Milliarden Euro im Zeitraum Januar bis August 2026 importiert
ARD — Tagesschau — Investitionen scheitern am Fachkräftemangel
IHK Bodensee-Oberschwaben — Die Konjunktur kommt in Bewegung – doch der Aufschwung ist teuer erkauft
Anthropic — How Claude designed protein binders against scorpion neurotoxins
Open-Meteo — modèle Météo-France AROME — Prévision 2026-10-24 — Lyon 6e, données AROME